Abidjan, 31 juil 2025 (AIP) – Le Comité national de la ZLECAf (CN-ZLECAf) a organisé, jeudi 31 juillet 2025 à Abidjan, un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des Organisations de la société civile (OSC) afin de les mobiliser autour des enjeux de l’intégration économique africaine portée par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
L’objectif principal de cet atelier est de créer une synergie durable entre les institutions publiques et les OSC afin de faciliter l’appropriation effective de l’accord par les populations.
« La réussite de la ZLECAf dépend de l’implication de tous : l’État, le secteur privé et la société civile doivent agir de concert pour concrétiser cette ambition continentale. La ZLECAf ne peut réussir sans l’adhésion et l’implication active des citoyens à la base », a insisté le représentant du ministre du Commerce et de l’Industrie Bombo Mathurin. Il a rappelé que les OSC jouent un rôle essentiel de relais et de pédagogie sur le terrain.
De son côté, la secrétaire exécutive du CN-ZLECAf, Fatoumata Fofana Boundy a salué la mobilisation des organisations présentes et les a exhortées à devenir des « ambassadrices du projet d’intégration économique africaine ».
« En décidant de venir ici aujourd’hui, vous avez dit oui à la transformation de l’Afrique. Le développement passe par une intégration réussie, soutenue par ses propres citoyens », a-t-elle affirmé, soulignant que la ZLECAf représente bien plus qu’un simple accord commercial, il s’agit d’un projet de société pour l’avenir du continent.
Cet accord continental, qui regroupe 54 pays africains (dont 47 l’ont ratifié), vise à créer un marché unique de plus de 1,4 milliard de personnes, avec un PIB combiné estimé à plus de 3 400 milliards de dollars. Il prévoit une libéralisation tarifaire progressive couvrant 90 % des lignes tarifaires sur une période de 5 à 10 ans.
Selon les estimations de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de la Banque mondiale, le commerce intra-africain, actuellement évalué entre 15 % et 18 % du commerce total, pourrait croître de 52,3 % d’ici 2035 grâce à la réduction des barrières tarifaires et non tarifaires. Les retombées économiques attendues incluent la création d’emplois, la dynamisation de l’industrialisation et la sortie de 30 à 50 millions de personnes de l’extrême pauvreté.
Participante à cet atelier, la présidente de la plateforme Femmes africaines élites de demain international, Yolande Esther Lida épouse Koné, a promis de diffuser les acquis de l’atelier auprès des femmes, des jeunes et des communautés à la base. « Nous allons relayer les messages de la ZLECAf afin de contribuer à une intégration réussie », a-t-elle assuré.
La Côte d’Ivoire entend faire de la vulgarisation de la ZLECAf une priorité nationale, dans une approche inclusive et participative, fidèle à l’ambition d’un marché africain intégré et prospère.
(AIP)
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