Abidjan, 02 août 2025 (AIP) – Le Réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales (RILHVi) a organisé à Abidjan, sa 18ᵉ journée scientifique au cours de laquelle il a réaffirmé son engagement en faveur de l’élimination des hépatites virales d’ici à 2030, conformément aux objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon un communiqué de presse transmis à l’AIP, cette rencontre a rréunides médecins, chercheurs, décideurs politiques, partenaires financiers, acteurs de la société civile et industriels du secteur de la santé, dans le but de renforcer les actions de prévention, de dépistage et de traitement des hépatites B et C, qui constituent un enjeu de santé publique en Côte d’Ivoire.
Le président du RILHVi, le professeur Yao Bathaix Fulgence, a souligné la gravité de la situation nationale, rappelant que les hépatites virales sont responsables de plus de 50 % des décès liés à la cirrhose et au cancer du foie. L’hépatite B, première cause de cancer hépatique, est souvent détectée tardivement, entraînant un décès dans les deux à trois mois suivant le diagnostic.
Le professeur Yao a mis en lumière les modes de transmission fréquents, mais souvent méconnus, tels que le partage d’objets tranchants non désinfectés (coiffure, manucure, tatouage), les rapports sexuels non protégés, ainsi que la transmission mère-enfant. Il a insisté sur l’importance de la sensibilisation, de la vaccination, du dépistage précoce et de l’accès équitable au traitement.
Appuyé par plusieurs partenaires, dont la Fondation Eranove, la Fondation Lonaci, le Guichet Unique du Commerce Extérieur et des laboratoires pharmaceutiques, le RILHVi s’est fixé pour objectif de réduire de 90 % les nouvelles infections et de 65 % les décès liés aux hépatites B et C à l’horizon 2030.
La Côte d’Ivoire a célébré, le mercredi 30 juillet 2025, la 15ᵉ Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales. Le pays affiche une prévalence de 0,6% pour l’hépatite B et de 3 % pour l’hépatite C. Ces pathologies, aux côtés de l’hépatite D, constituent la principale cause de cirrhose et de cancer primitif du foie, selon les autorités sanitaires. Le dépistage coûte en moyenne 25 000 FCFA, tandis que le vaccin contre l’hépatite B est accessible à 3 500 FCFA.
À l’échelle mondiale, l’OMS estime à plus de 1,5 million le nombre de décès annuels dus aux hépatites virales. En Afrique subsaharienne, moins de 20 % de la population connaît son statut sérologique pour les hépatites B et C, les plus mortelles si elles ne sont pas traitées.
(AIP)
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