Abidjan, 25 août 2025 (AIP) – L’ONU alerte sur la famine à Gaza, où 500 000 Palestiniens se trouvent en état de santé critique en raison du blocage de l’aide alimentaire par Israël, et rappelle le respect du droit international humanitaire.
L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dispose pourtant de stocks suffisants pour 6 000 camions d’aide, mais Israël n’autorise qu’un nombre limité de livraisons quotidiennes. Selon le Hamas, 281 personnes, dont 114 enfants, sont mortes de faim depuis le début du conflit.
Près d’un demi-million de Palestiniens souffrent de malnutrition sévère, conséquence directe du blocage systématique de l’aide humanitaire par Israël, selon les Nations Unies.
Pour le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, il s’agit d’une catastrophe d’origine humaine et d’« un échec pour l’humanité ».
« La famine n’est pas une question de nourriture ; c’est l’effondrement délibéré des systèmes nécessaires à la survie humaine », a-t-il déclaré, rappelant qu’Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation d’assurer l’approvisionnement en nourriture et en médicaments.
Les agences humanitaires alertent sur la progression rapide de la malnutrition, particulièrement chez les enfants. Plus de 12 000 enfants ont été identifiés en juillet comme souffrant de malnutrition aiguë, et le nombre de cas susceptibles de provoquer des décès pourrait atteindre 43 400 d’ici juin 2026.
L’UNICEF, l’OMS, le PAM et la FAO ont appelé à un cessez-le-feu immédiat pour permettre une réponse humanitaire efficace et protéger les populations vulnérables.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains, Volker Türk, a rappelé que recourir à la famine comme méthode de guerre constitue un crime de guerre, et que les décès qui en résultent pourraient relever d’un crime d’homicide volontaire.
Selon les experts, d’ici fin septembre, plus de 640 000 personnes pourraient atteindre un niveau « catastrophique » de sécurité alimentaire dans l’ensemble de la bande de Gaza, alors que 98 % des terres cultivées sont détruites ou inaccessibles, compromettant toute production locale et aggravant la crise alimentaire.
(AIP)
eaa/zaar

