Abidjan, 27 août 2025 (AIP) – Le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé mardi 26 août 2025, les autorités égyptiennes à mettre fin à la pratique dite de « rotation », qu’il qualifie de mécanisme « inhumain » visant à prolonger arbitrairement la détention des opposants.
Ce procédé consiste à formuler de nouvelles accusations, souvent basées sur des dispositions « antiterroristes », contre un prisonnier à la fin de sa peine ou de sa détention provisoire, le maintenant ainsi indéfiniment derrière les barreaux. Selon l’ONU, cette méthode est largement utilisée pour faire taire avocats, journalistes, militants et défenseurs des droits humains.
« Le gouvernement égyptien doit immédiatement mettre fin à cette pratique et libérer toutes les personnes qui en ont été victimes », a insisté M. Türk, dénonçant un système qui cible « ceux perçus comme critiques ou opposants politiques ».
Le poète Galal El-Behairy illustre cette dérive. Condamné en 2018 pour des textes satiriques, il a purgé sa peine en 2021 sans jamais retrouver la liberté. Depuis, il fait l’objet de deux nouvelles procédures, dont une au titre de la législation antiterroriste, et vient de voir sa détention prolongée.
D’autres figures emblématiques, comme l’écrivain Alaa Abdel Fattah et l’avocate Hoda Abdel-Monei, restent également incarcérées. L’ONU exhorte Le Caire à garantir que les lois antiterroristes ne soient pas utilisées pour réprimer l’exercice des libertés fondamentales.
(AIP)
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