Abidjan, 10 nov 2025 (AIP) –La 30ᵉ Conférence des parties sur le climat (COP30) s’ouvre ce lundi 10 novembre 2025 à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, sous le signe de l’urgence et de la responsabilité collective.
L’Organisation des Nations unies appelle les États à traduire leurs engagements en actions mesurables et à accélérer la mobilisation des financements pour les pays les plus exposés au changement climatique.
Des milliers de négociateurs, d’experts et de représentants gouvernementaux participent à deux semaines de discussions dans cette région symbolique, considérée comme l’un des poumons verts de la planète, mais aussi comme un front de la déforestation mondiale.
Selon les données scientifiques qui seront présentées à l’ouverture des travaux, la Terre est en passe de dépasser temporairement la limite de 1,5°C fixée par l’Accord de Paris. Sans un sursaut collectif, le réchauffement pourrait atteindre entre 2,3°C et 2,8°C d’ici la fin du siècle, prévient-on.
Par conséquent, l’ONU exhorte donc les États à revoir à la hausse leurs contributions déterminées au niveau national (CDN), dont seules 64 ont été actualisées à ce jour, bien en deçà de la trajectoire nécessaire pour réduire de 60 % les émissions mondiales d’ici 2030.
Le financement climatique constitue l’un des principaux enjeux de cette COP. Le rapport Baku-Belém propose une feuille de route visant à mobiliser 1.300 milliards de dollars par an d’ici 2035, notamment à travers le renforcement des fonds multilatéraux, la taxation des activités polluantes et la conversion de dettes souveraines en investissements climatiques, mesure qui pourrait libérer jusqu’à 100 milliards de dollars au profit des pays en développement.
Les participants doivent également adopter une centaine d’indicateurs mondiaux de suivi de l’adaptation et progresser sur le programme de transition juste, destiné à accompagner la reconversion des économies fortement dépendantes des énergies fossiles. Les Nations unies estiment que les financements dédiés à l’adaptation devraient être multipliés par douze pour répondre aux besoins croissants des pays les plus vulnérables.
Lors du Sommet des dirigeants, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté la communauté internationale à agir sans délai. « Ce n’est plus le temps des négociations. L’heure est à la mise en œuvre », a-t-il dit.
La COP30 se poursuit jusqu’au 21 novembre 2025.
(AIP)
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