Abidjan, 13 nov 2025 (AIP) – Face à la multiplication des crises humanitaires et à la persistance des inégalités de financement, l’Entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, ONU-Femmes, appelle à une refonte du système humanitaire mondial pour le rendre véritablement sensible au genre et plus équitable dans la prise en compte des besoins des femmes et des filles.
Dans son rapport publié jeudi 13 novembre, l’agence onusienne déplore que les engagements internationaux en faveur d’un financement tenant compte du genre peinent encore à se traduire dans les faits. « Le déficit de financement sensible au genre reste frappant », souligne le document, pointant des « coupes budgétaires sans précédent » qui fragilisent les programmes de protection et de résilience des femmes dans les zones de conflit ou de catastrophe.
ONU-Femmes plaide pour une participation accrue des organisations locales dirigées par des femmes (OLF) dans la conception et la mise en œuvre des réponses humanitaires. Ces structures, rappelle-t-elle, sont souvent les premières à intervenir sur le terrain et à comprendre les réalités spécifiques des communautés affectées.
L’organisation invite les partenaires internationaux à accroître et à stabiliser leurs appuis financiers. L’Union européenne, note le rapport, a annoncé le 16 janvier 2025 un budget humanitaire de plus d’un milliard d’euros pour les crises les plus urgentes, notamment à Gaza, en Syrie et dans plusieurs pays africains.
Pour sa part, l’Union africaine s’est engagée, le 4 décembre 2024 à Nairobi, à renforcer la résilience des acteurs locaux face aux chocs humanitaires.
En mettant l’accent sur la gouvernance inclusive et la justice de genre, ONU-Femmes entend replacer l’égalité entre les sexes au cœur des politiques humanitaires mondiales, afin de bâtir des réponses plus justes, durables et ancrées dans les réalités locales.
(AIP)
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