Abidjan, 20 nov 2025 (AIP) – La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a qualifié le Burkina Faso de pays « particulièrement vulnérable aux pluies extrêmes », dans un rapport publié le jeudi 20 novembre 2025, rappelant que les inondations survenues en 2024, notamment dans le Nord-Est, avaient causé d’importants dégâts.
« Le Burkina Faso est particulièrement vulnérable aux pluies extrêmes et aux inondations saisonnières », souligne la FICR qui fait état de graves conséquences humanitaires enregistrées chaque année dans le pays.
Selon le rapport, Boulsa, une ville du Nord-Est burkinabè, a été le théâtre de l’incident le plus dévastateur, ayant fait sept morts, plusieurs blessés, détruit 925 maisons et touché plus de 1 000 foyers.
Les ménages les plus affectés ont toutefois bénéficié « rapidement » d’une assistance « urgente », comprenant des abris temporaires, des articles ménagers essentiels ainsi qu’un soutien psychosocial, précise l’organisation.
La FICR assure par ailleurs que la plupart des familles ont pu regagner leurs habitations ou ont été relogées en toute sécurité. Les autorités locales et les partenaires humanitaires ont également rétabli l’accès aux services de base dans les zones sinistrées.
Pour faire face à ces risques récurrents, le Burkina Faso a mis en place, le 23 septembre 2025, un Système d’alerte précoce des crues et inondations (SAPCI), dans un contexte marqué par des aléas climatiques aux conséquences particulièrement difficiles en matière de gestion de l’eau.
En mai, une baisse de rendement des cultures sensibles aux excès d’eau, des pertes post-récoltes ainsi que des ruissellements érosifs avaient été identifiés comme des risques majeurs pour le pays, lors d’un atelier du Cadre national des services climatologiques (CNSC), sous la coordination de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM).
(AIP)
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