Abidjan, 21 nov 2025 (AIP) – Au moins 55% des ménages des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun dépendent toujours de sources d’eau « non améliorées », alors que le pays peine depuis des années à garantir un accès généralisé à l’eau potable, révèle un rapport conjoint publié vendredi 21 novembre 2025 par l’UNICEF et le Groupe WASH.
Selon ce rapport, « 55% des ménages continuent de dépendre de sources d’eau non améliorées », notamment les puits non protégés, l’eau de surface ou l’eau de pluie. Le document souligne également que 26% des ménages parcourent plus de 30 minutes par trajet pour collecter de l’eau, une contrainte qui accentue les inégalités territoriales et pèse particulièrement sur les femmes et les filles.
Par ailleurs, seulement 48% des points d’eau recensés sont pleinement fonctionnels, contre 30% non fonctionnels et 22% saisonniers, bien que 80% des communautés déclarent disposer d’un point d’eau. Cette insuffisance de services contraint « de nombreuses communautés » à recourir à des « sources alternatives non sûres », déplorent ces institutions.
Pourtant, le Cameroun s’est doté le 11 avril 2025 d’une Politique nationale de l’eau (PNE), un document stratégique visant à assurer une gestion « durable et équitable » des ressources hydriques, alors que seulement 29% de la population était raccordée au réseau de distribution en 2021, selon l’Institut national de la statistique (INS).
En mars 2025, le gouvernement avait annoncé son ambition de construire 300 mini-adducteurs d’eau potable (AEP) dans les zones rurales, pour un investissement estimé à 276 milliards FCFA au bénéfice des populations les plus vulnérables.
(AIP)
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