Abidjan, 6 déc 2025 (AIP) – Le tirage au sort de la Coupe du monde de football 2026, effectué le vendredi 5 décembre 2025 au Kennedy Center de Washington D.C., aux États-Unis, a dévoilé les adversaires des neuf nations africaines qualifiées pour cette édition élargie à 48 équipes.
Pour plusieurs représentants du continent, ce tirage ouvre de réelles perspectives, même si l’exigence de la compétition reste élevée.
Pour la première fois, aucune poule ne comptera plus d’une équipe africaine, conformément au règlement de la FIFA destiné à assurer une représentation continentale équilibrée. Une configuration favorable qui permet à chaque nation de défendre ses chances face à des adversaires venus d’autres confédérations.
Le Maroc et le Sénégal en position d’outsiders crédibles
Demi-finaliste historique en 2022, le Maroc, logé dans le groupe C aux côtés du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti, aborde la compétition avec un statut renforcé. Si le Brésil demeure un adversaire de premier plan, les Lions de l’Atlas disposent d’atouts pour viser l’une des deux premières places, grâce à une génération stable et expérimentée.
De son côté, le Sénégal, dans le groupe I avec la France, la Norvège et un qualifié des barrages intercontinentaux, espère rééditer ses performances des dernières années.
Forts d’une ossature solide, les Lions de la Teranga font face à une poule relevée, mais restent en mesure de se hisser au second tour, y compris via la place de meilleur troisième.
La Côte d’Ivoire, entre ambition et prudence
Championne d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire, qui évoluera dans le groupe E aux côtés de l’Allemagne, de l’Équateur et de Curaçao, devra faire preuve de rigueur et de constance. Si l’Allemagne apparaît comme favorite du groupe, les Éléphants peuvent raisonnablement viser la qualification, à condition de maîtriser leurs matchs face à des adversaires réputés imprévisibles.
Des tirages plus complexes pour la Tunisie, l’Égypte et le Ghana
La Tunisie (groupe F) affrontera les Pays-Bas, le Japon et un barragiste européen. L’exigence technique de ses adversaires impose une approche disciplinée pour espérer franchir le premier tour.
L’Égypte, placée dans un groupe G comprenant la Belgique, l’Iran et la Nouvelle-Zélande, devra composer avec des adversaires tactiquement difficiles, notamment les Belges, régulièrement classés parmi les meilleures nations mondiales.
Le Ghana, dans le groupe L avec l’Angleterre, la Croatie et le Panama, fait face à deux cadors européens. Les Black Stars devront réaliser un parcours sans faute pour espérer se maintenir dans la compétition.
Cap-Vert et Afrique du Sud en quête d’exploit
Le Cap-Vert, logé dans le groupe H avec l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie Saoudite, et l’Afrique du Sud, dans le groupe A avec le Mexique, la Corée du Sud et un barragiste européen, tenteront d’endosser le rôle de trouble-fêtes. Leurs marges restent toutefois réduites face à des sélections plus expérimentées sur la scène mondiale.
Un continent porté par un nouvel élan
Cette édition 2026, première du genre à 48 équipes, offre au continent africain une visibilité inédite et des opportunités réelles. Toutefois, les sélections devront faire preuve d’efficacité, de gestion des temps forts et de maturité tactique pour convertir les espoirs en performances durables.
Les ambitions sont là, les obstacles aussi. Mais pour les nations africaines, la route du Mondial 2026 s’ouvre avec un mélange de prudence, de détermination et d’un optimisme mesuré.
(AIP)
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