Abidjan, 20 fév 2026 (AIP)- Les principales plateformes numériques, dont TikTok, Facebook, YouTube, Meta et WhatsApp, ont accepté de se conformer aux lois gabonaises et de renforcer la modération des contenus, 48 heures après la suspension de leur accès sur le territoire, selon l’Agence gabonaise de presse (AGP).
D’après des sources citées par l’AGP, la Haute autorité de la communication (HAC) a reçu, deux jours après l’entrée en vigueur de la mesure, des appels et des prises de contact des représentants africains de ces entreprises. Ceux-ci auraient exprimé leur volonté de respecter la réglementation nationale en matière de communication numérique et de collaborer avec les autorités compétentes afin d’assurer une modération plus efficace des contenus.
La décision de la HAC de suspendre l’accès aux réseaux sociaux était motivée par la « propagation de fausses informations », des cas de « cyberharcèlement » ainsi que par « la divulgation non autorisée de données personnelles ». Dans son communiqué, l’autorité de régulation avait également déploré « l’indifférence » des plateformes et « l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites ».
Selon la HAC, ces pratiques sont « susceptibles d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale ainsi que les acquis démocratiques ».
En 2023, le président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou, avait alerté les responsables des plateformes sur les risques liés à une modération insuffisante, notamment en matière de cohésion sociale et de respect des institutions républicaines.
(AIP)
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