Abidjan, 28 mai 2026 (AIP)- Le Maroc est devenu, pour la première fois, la première économie industrielle du continent africain, devant l’Afrique du Sud, selon le rapport 2025 de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Union africaine (UA) sur l’industrialisation en Afrique.
Selon la note d’information transmise à l’AIP, le royaume chérifien obtient un score de 0,8415 contre 0,8396 pour l’Afrique du Sud, marquant ainsi une progression continue de son industrie sur la période 2010-2024.
Le rapport attribue cette performance à « un processus soutenu de modernisation de son industrie, de diversification de ses exportations et de mise en œuvre de sa politique industrielle ».
Pour la BAD, cette évolution est le fruit d’une stratégie pro-industrie engagée depuis plus de vingt ans par les autorités marocaines, avec d’importants investissements publics et étrangers, le développement des zones industrielles et le renforcement des infrastructures logistiques, notamment autour du port Tanger Med, considéré aujourd’hui comme le premier port africain.
L’institution financière africaine souligne également les avancées du Maroc dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’automobile et l’aéronautique. « Chaque avion dans le ciel aujourd’hui, produit après les années 2005, a au moins une composante essentielle produite au Maroc », a expliqué le président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique et auteur du livre « Maroc, le défi de la puissance », Abdelmalek Alaoui.
Le rapport met aussi en avant les performances du royaume dans les indicateurs liés à la valeur ajoutée manufacturière, aux exportations de produits manufacturés ainsi qu’aux industries de moyenne et haute technologie.
Le Maroc figure également parmi les pays africains disposant de zones économiques spéciales « établies de longue date et bien structurées », aux côtés de Maurice et de l’Afrique du Sud.
Toutefois, malgré ces résultats encourageants, la BAD relève que les disparités sociales et territoriales demeurent importantes. L’institution note notamment que le pays peine encore à créer suffisamment d’emplois pour l’ensemble de sa population, en dépit de la croissance industrielle enregistrée ces dernières années.
(AIP)
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