Abidjan, 28 mai 2026 (AIP) – Le producteur ivoirien Charles Kouakou a appelé, lundi 25 mai 2026 à Abidjan, les personnes de bonne volonté, cadres, élus et partenaires institutionnels à soutenir la diffusion du film « Le BAK », présenté comme un outil de sensibilisation contre les fléaux qui minent le milieu scolaire, notamment la drogue et la recherche de la facilité chez les jeunes.
Cet appel a été lancé au cours d’un déjeuner de presse organisé après une caravane de sensibilisation ayant conduit l’équipe du film dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.
« Nous voulons que les autorités politiques, les cadres des régions qui aiment la jeunesse puissent nous appeler pour dire : “Je veux offrir le film” », a déclaré M. Kouakou, expliquant que l’initiative consiste à prendre en charge la logistique nécessaire à l’organisation des projections dans les établissements scolaires et les localités.
Selon lui, « Le BAK » se veut une contribution à l’éducation et à l’encadrement de la jeunesse ivoirienne face à la montée de phénomènes inquiétants dans les écoles.
« Aujourd’hui, la drogue est entrée dans nos écoles. Il faut que nous puissions parler à nos enfants », a-t-il insisté, estimant que le cinéma peut constituer un puissant levier de sensibilisation et de prévention.
Le producteur a également plaidé pour une mobilisation collective autour de cette œuvre cinématographique afin de préparer une jeunesse « bien formée » capable d’assurer la relève et de contribuer au développement du pays. Revenant sur la caravane de sensibilisation, Charles Kouakou s’est félicité de l’engouement suscité par le film dans les différentes villes visitées.
Il a cité notamment Yamoussoukro et Divo où les projections ont réuni plus de 1 200 personnes, tandis qu’à Bouaké, environ 600 spectateurs ont assisté à la séance malgré l’insuffisance des infrastructures.
« Partout où nous sommes passés, il y a eu une très belle mobilisation et beaucoup de sollicitations », a-t-il affirmé, soulignant que plusieurs établissements et localités réclament désormais le passage du film.
Le producteur a cependant relevé les contraintes financières liées à l’organisation des projections, précisant qu’une séance nécessite au minimum 500 000 FCFA pour couvrir les frais logistiques et le déplacement des acteurs chargés de sensibiliser les élèves après les projections.
En présence de l’actrice principale du film, Kouassi Ange alias Nina, Charles Kouakou a enfin souhaité un accompagnement institutionnel du ministère de l’Éducation nationale afin de renforcer l’impact du projet dans les différentes régions du pays.
(AIP)
bsb/fmo

