Niakara, 29 mai 2026 (AIP) – La directrice exécutive du Centre féminin pour la démocratie et les droits humains en Côte d’Ivoire (CEFCI), Prisca Yao, a réaffirmé, jeudi 28 mai 2026, l’engagement de son organisation en faveur de la dignité, de la santé et des droits des femmes et des jeunes filles, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle.
Dans un entretien accordé à l’AIP, Mme Yao a indiqué que l’hygiène menstruelle demeure un enjeu majeur de santé publique, d’éducation et de justice sociale en Côte d’Ivoire, particulièrement dans les zones rurales et vulnérables de la région du Hambol.
« Trop de jeunes filles rencontrent encore des difficultés d’accès aux protections hygiéniques, au manque d’informations adaptées ainsi qu’aux tabous entourant les menstruations. Ces réalités impactent leur scolarisation, leur confiance en elles et leur participation à la vie sociale », a-t-elle déploré.
Selon la directrice exécutive, le CEFCI a fait de la santé et de l’autonomisation des femmes et des adolescentes une priorité de ses actions communautaires depuis bientôt deux décennies.
« Notre organisation a mis en place un atelier de confection de serviettes hygiéniques réutilisables afin de rendre les protections menstruelles accessibles aux jeunes filles et aux femmes en situation de vulnérabilité », a-t-elle expliqué, soulignant que le bureau opérationnel de l’ONG à Niakara dispose déjà d’une expertise dans ce domaine.
Prisca Yao a ajouté que cette initiative vise également à promouvoir une solution durable, économique et respectueuse de l’environnement, tout en luttant contre la précarité menstruelle. « Aucune fille ne devrait manquer l’école ou être marginalisée à cause de ses menstruations », a insisté la responsable du CEFCI.
À travers cette journée de sensibilisation, le CEFCI appelle les autorités publiques à renforcer les politiques et programmes liés à la santé menstruelle, les partenaires techniques et financiers à soutenir les initiatives communautaires, ainsi que les communautés, parents et leaders à briser les tabous autour des menstruations.
L’ONG exhorte également les établissements scolaires à promouvoir une éducation complète à la santé menstruelle et à garantir un environnement sain et sécurisé pour les jeunes filles.
(AIP)
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