Abidjan, 11 juin 2026 (AIP) – Ce jeudi 11 juin, le stade Azteca de Mexico sous haute tension, vibrera au rythme d’un remake historique entre le Mexique et l’Afrique du Sud, seize ans après leur match d’ouverture légendaire du Mondial 2010.
Siphiwe Tshabalala, le stade Soccer City, le bruit assourdissant des vuvuzelas… Le 11 juin 2010, l’Afrique du Sud entrait dans l’histoire en accueillant son premier Mondial. Seize ans plus tard, presque jour pour jour, les deux nations se retrouvent pour écrire un nouveau chapitre. Cette fois, c’est Mexico qui prête son écrin mythique.
« Je me souviendrai toujours de ce but, raconte un supporter mexicain dans les rues de la capitale. Aujourd’hui, on veut notre propre légende. »
Le Mexique n’a jamais gagné un match d’ouverture. Trois défaites, deux nuls, une malédiction que « El Tri » espère briser devant ses 87 000 fans survoltés.
Le Mexique, hôte trois fois centenaire
Ce Mondial 2026 est spécial pour le Mexique. C’est la troisième fois que le pays accueille la compétition, après 1970 et 1986. À chaque fois, « El Tri » s’est arrêté en quarts de finale, son meilleur résultat. Les fans espèrent cette fois dépasser ce plafond de verre.
Avec 18 participations au total, dont neuf consécutives, le Mexique est un habitué des grands rendez-vous. Sa dernière absence remonte à 1990. Une longévité que peu de nations peuvent afficher.
L’Afrique du Sud, une revanche à prendre
En face, les Bafana Bafana ne sont pas venus faire de la figuration. Quatrième participation pour l’Afrique du Sud (1998, 2002, 2010, 2026). Zéro victoire en phase de poules, zéro qualification. Une anomalie pour le pays hôte du Mondial 2010.
Cette année, le groupe A (Mexique, Afrique du Sud, Corée du Sud, République tchèque) laisse entrevoir un espoir. Sortir des poules serait une première historique. Tout passera pas une victoire contre le Mexique, seize ans après le match inaugural de Johannesburg.
Tensions sociales, l’accès du stade bloqué mardi
Mais à quelques heures du coup d’envoi, l’ambiance n’est pas seulement à l’euphorie. Mardi, plusieurs milliers de manifestants ont bloqué les accès au stade Azteca. En tête de la contestation, des enseignants et personnels de l’éducation, qui réclament une augmentation des salaires et l’abrogation d’une loi controversée sur les retraites.
Le gouvernement mexicain, dirigé par la présidente Claudia Sheinbaum, refuse pour l’instant de céder. Mais la pression monte. D’autant que les caméras du monde entier sont braquées sur le pays.
« Tout est sous contrôle », a assuré Mme Sheinbaum, appelant au calme. Une déclaration qui ne convainc pas tout le monde. Dans les artères proches du stade, la fête coexiste avec une colère sourde. Certains commerçants, drapeau vert à la main, regardent d’un œil inquiet les barricades encore fumantes.
(AIP)
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