Tengréla, 12 juin 2026 (AIP)- Un atelier consacré à la présentation des dispositions du Code minier relatives à l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE), du guide de procédures d’instruction des demandes d’autorisation et des études réalisées dans le cadre du projet SECORCI 2 s’est tenu du 9 au 10 juin 2026 à l’hôtel Mont IRIS de Korhogo.
Cette rencontre a réuni les autorités préfectorales, les membres des Comités techniques locaux (CTL) ainsi que les responsables des directions régionales des Mines des régions du Poro, du Tchologo et de la Bagoué.
Financé par l’Union européenne, le Projet d’appui à la sécurisation et à la valorisation de l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire (SECORCI 2) vise à formaliser et valoriser la filière aurifère artisanale afin qu’elle contribue davantage à la création de richesses et d’emplois locaux.
Le projet entend également prévenir l’extrémisme violent et empêcher que les ressources minières ne servent au financement de groupes criminels ou terroristes.
Selon le chef du projet SECORCI2, Hippolyte Sib, les participants ont été instruits sur les principes généraux, le cadre institutionnel ainsi que les différentes étapes du processus d’instruction des demandes.
« Une simulation pratique de traitement d’un dossier fictif de demande d’autorisation EMAPE a permis aux participants de mieux appréhender les mécanismes administratifs, avant une restitution et une analyse collective des résultats », a-t-il expliqué.
Il a souligné que les rôles et responsabilités des autorités préfectorales, des CTL et des directions régionales des Mines ont également été clarifiés.
M. Sib a ajouté que l’atelier a, par ailleurs, servi de cadre à la présentation de deux études majeures réalisées dans le cadre du projet : l’étude socio-hydrographique du cours d’eau de la Bagoué et l’étude sur la cartographie des terres dégradées par l’orpaillage.
Pour lui, ces travaux réalisés fournissent des données essentielles pour une gestion durable des ressources naturelles et une meilleure prise en compte des impacts environnementaux de l’activité minière artisanale.
Le chef du projet a remercié les participants tout en espérant que les connaissances acquises contribueront à une gouvernance plus efficace, transparente et durable du secteur minier artisanal dans le Nord de la Côte d’Ivoire. La formation a été présidée par le préfet de Tengréla, Gnaléga Ruth Anne-Marie Brou.
(AIP)
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