Aboisso, 12 juin 2026 (AIP) – Les acteurs de l’alphabétisation unissent leurs forces pour accélérer le recul de l’analphabétisme, à travers un atelier intersectoriel régional tenu jeudi 11 juin 2026 à la mairie d’Aboisso en vue de renforcer la coordination des actions d’éducation non formelle dans le Sud-Comoé.
Initiée par la Direction de la coordination et du suivi des programmes d’alphabétisation (DCSPA), cette rencontre a marqué, selon les organisateurs, une étape importante dans la mise en œuvre du Comité intersectoriel de collaboration des acteurs de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle (CICA-AENF) dans la région du Sud-Comoé. Elle a réuni les représentants de l’administration publique, des collectivités territoriales, des organisations communautaires, des opérateurs de terrain ainsi que des partenaires techniques engagés dans la promotion de l’alphabétisation.
L’atelier visait à jeter les bases d’une collaboration durable entre les différents intervenants du secteur afin de renforcer la cohérence et l’efficacité des actions menées sur le terrain. L’enjeu est de mutualiser les expériences, harmoniser les méthodes d’intervention et disposer d’un cadre permanent de concertation pour mieux répondre aux défis de l’analphabétisme.
Représentant la Directrice régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (DRENAET) d’Aboisso, le secrétaire général, Ropé Séraphin, a souligné la portée stratégique de cette initiative.
« Cette rencontre ne constitue pas un simple atelier. Elle représente l’occasion de sceller un véritable pacte régional en faveur de l’alphabétisation », a-t-il déclaré.
Pour M. Ropé, l’alphabétisation demeure un facteur essentiel de transformation sociale et économique. Elle contribue à renforcer l’autonomie des populations, à améliorer leur accès aux services sociaux de base et à accroître leurs opportunités économiques.
« Apprendre à lire, à écrire et à compter à l’âge adulte n’est pas rattraper le passé, mais conquérir l’avenir », a-t-il insisté, rappelant qu’un citoyen alphabétisé est davantage en mesure de participer activement au développement de sa communauté.
L’atelier a également permis de définir plusieurs priorités pour la région. Parmi celles-ci figurent l’identification exhaustive des acteurs intervenant dans le domaine de l’AENF, l’harmonisation des outils de collecte et de gestion des données ainsi que l’instauration d’un mécanisme de concertation périodique destiné à assurer un meilleur suivi des actions entreprises.
Intervenant au nom de la DCSPA, Broux Ibrahima a rappelé que le CICA-AENF, mis en place au niveau national en 2024, constitue un cadre de collaboration destiné à renforcer la coordination entre les structures opérationnelles et les partenaires techniques et financiers.
Selon lui, les avancées enregistrées au niveau national, notamment dans la mise en œuvre de la stratégie nationale d’alphabétisation et l’amélioration des mécanismes de suivi-évaluation, doivent désormais être consolidées au niveau local.
« La lutte contre l’analphabétisme ne peut être portée par le seul ministère chargé de l’Éducation. Elle nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs du développement », a-t-il soutenu.
Présidant la cérémonie au nom du préfet de région, préfet du département d’Aboisso, le secrétaire général chargé des affaires départementales, Assi Abenon, a pour sa part rappelé que l’alphabétisation constitue un droit fondamental et un préalable à l’inclusion sociale.
Il a exhorté les différentes structures à conjuguer leurs efforts afin d’élargir l’accès aux programmes d’alphabétisation, de renforcer la formation des animateurs, d’améliorer l’accompagnement post-alphabétisation et d’intégrer davantage l’éducation non formelle dans les politiques locales de développement.
« J’apporte mon soutien total à cette politique nationale et je souhaite que l’alphabétisation et l’éducation non formelle deviennent une priorité partagée dans toute la région du Sud-Comoé », a-t-il affirmé.
À travers l’opérationnalisation du CICA-AENF, les autorités entendent instaurer une véritable dynamique de synergie entre les acteurs du secteur. Une approche collaborative qui devrait permettre d’améliorer l’impact des programmes, d’optimiser les ressources disponibles et d’accélérer le recul de l’analphabétisme dans le Sud-Comoé, au bénéfice du développement durable de la région note-on.
(AIP)
akn/fmo

