Agboville, 17 juin 2026 (AIP) – Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a remis mardi 16 juin 2026, des équipements de biosécurité à des éleveurs de porcs au Centre d’apprentissage et de spécialisation aux métiers de la filière porcine (CAS-Porc) d’Éry-Makouguié 1, dans la commune d’Agboville, afin de renforcer la prévention des maladies animales et la modernisation du secteur.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, également président du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa, ainsi que du préfet de région, Sihindou Coulibaly.
Les bénéficiaires ont reçu des kits composés notamment de bottes, d’équipements de protection individuelle, de gants, de produits virucides et bactéricides ainsi que de pulvérisateurs.
Selon Sidi Touré, ces équipements constituent un outil essentiel dans la lutte contre la peste porcine africaine, une maladie qui a entraîné l’abattage de plus de 100 000 porcs en Côte d’Ivoire en 2024.
Le ministre a rappelé que la biosécurité demeure le principal rempart contre l’introduction et la propagation des maladies dans les élevages. Il a ainsi exhorté les producteurs à observer rigoureusement les mesures sanitaires afin de préserver leurs exploitations et de protéger la santé publique.
Évoquant les enjeux économiques de la filière, il a indiqué que la production nationale de viande porcine, estimée à 13 464 tonnes, reste largement en deçà des besoins du marché évalués à 145 000 tonnes. Cette situation contraint le pays à importer chaque année des produits porcins pour une valeur avoisinant 58 milliards de FCFA.
Sidi Touré a également mis en lumière les actions du Projet de développement de la filière porcine (PRO-Porc), notamment la formation des éleveurs et la mise à disposition de géniteurs performants, en vue d’accroître durablement la production nationale.
Dans la perspective d’atteindre l’objectif de 197 908 tonnes de production à l’horizon 2030, il a recommandé aux acteurs de la filière de déclarer leurs exploitations, de tenir à jour les registres sanitaires, de respecter les mesures de quarantaine, d’installer des pédiluves et de s’approvisionner uniquement auprès d’élevages certifiés sains. Il a également rappelé l’interdiction d’utiliser des déchets de cuisine ou d’abattoir dans l’alimentation des porcs.
« La santé animale est l’affaire de tous. Je compte sur votre responsabilité pour faire de la biosécurité une priorité quotidienne et contribuer ainsi à la modernisation durable de la filière porcine ivoirienne », a-t-il déclaré.
Créé en mai 2023 dans le cadre du PRO-Porc, le CAS-Porc d’Éry-Makouguié 1 participe à la mise en œuvre du Plan national de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA). Doté d’un budget de plus de 2,2 milliards de FCFA, ce projet vise à renforcer la production, la transformation et la commercialisation des produits porcins, tout en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes.
(AIP)
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