Daloa, 17 juin 2026 (AIP) – Les acteurs de la filière coco du Haut-Sassandra ont été invités à adhérer au processus de création d’une Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) de la filière, lors d’une rencontre de sensibilisation et de remobilisation tenue mardi 16 juin 2026 à Daloa, à l’initiative du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières (MINADERPV).
La rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une campagne nationale prévue de lundi au 21 juin dans les principales zones de production de coco du pays, avec l’appui du Conseil hévéa-palmier à huile-Coco (CHPC) et du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA).
Le secrétaire général de préfecture de Daloa, Yaya Bamba, a appelé les producteurs, transformateurs et commerçants de coco à adhérer activement au processus qui s’insère dans une « dynamique nationale de restructuration et de professionnalisation de la filière coco ».
Il a souligné que cette filière présente suffisamment d’opportunités et exhorté les producteurs de la région à en faire une option de diversification à la culture du café et du cacao.
Les exhortant à l’union, la délégation du ministère, conduite par Mme Anassé Estelle, a informé les producteurs, transformateurs et commerçants des textes qui régissent les organisations professionnelles agricoles (OPA) et les organisations interprofessionnelles agricoles (OIA), ainsi que du schéma de constitution des différents collèges de la future interprofession.
Selon le directeur régional en charge de l’agriculture, Esso Kouadio Maxime, la mission visait également à vérifier l’existence physique et juridique des organisations professionnelles de la filière, les données relatives à la production, à la commercialisation et à la transformation, ainsi qu’à déterminer la représentativité des différentes catégories d’acteurs dans la région.
La restructuration de la filière devrait permettre d’étendre les zones de culture du coco, d’identifier l’ensemble des acteurs de la filière et de mettre en place un mécanisme fiable de commercialisation de la production.
Le cocotier est cultivé principalement par les populations du littoral ivoirien. Le verger couvre environ 50 000 hectares, pour une production annuelle estimée à plus de 70 000 tonnes de coprah.
(AIP)
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