Abidjan, 17 juin 2026 (AIP) – Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), Mark Rutte, a salué mercredi 17 juin 2026, une avancée majeure vers le rétablissement de la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, à la suite du protocole d’accord conclu dimanche entre les États-Unis et l’Iran.
« Le rétablissement de la libre circulation dans le détroit d’Ormuz sera un énorme pas en avant », a déclaré M. Rutte lors d’un point de presse au siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles.
Selon lui, plusieurs pays alliés, notamment la France et le Royaume-Uni, sont prêts à soutenir les efforts visant à sécuriser cet axe maritime stratégique pour le commerce mondial.
Cette déclaration intervient après le passage de trois pétroliers de la National Iranian Tanker Company (NITC) dans le détroit d’Ormuz et la zone soumise depuis deux mois à un blocus américain. Chargés au total de 4,8 millions de barils de pétrole brut, ces navires constituent les premières exportations pétrolières iraniennes depuis le début des restrictions imposées dans le contexte du conflit au Moyen-Orient.
Le protocole d’accord conclu entre Washington et Téhéran prévoit notamment la levée progressive des mesures entravant la circulation maritime dans cette voie stratégique, par laquelle transite une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures.
La signature officielle de l’accord est annoncée pour vendredi au Bürgenstock, en Suisse. Le vice-président américain, J. D. Vance, et le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, doivent prendre part à la cérémonie. Une première série de négociations destinées à aboutir à un accord définitif dans un délai de 60 jours devrait s’ouvrir dans la foulée.
Malgré cette avancée diplomatique, les tensions persistent dans la région. Des frappes israéliennes ont visé mercredi plusieurs zones du sud du Liban, notamment les régions de Nabatiyé et de Kfartebnit. Téhéran a réagi en menaçant Israël de représailles si les opérations militaires se poursuivaient contre le Hezbollah, allié de l’Iran.
Par ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a indiqué dans son dernier rapport avoir revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2026. L’organisation attribue cette révision aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés énergétiques mondiaux et sur les niveaux des stocks pétroliers.
(AIP)
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