Abidjan, 24 juin 2026 (AIP) – Les autorités burkinabè ont exprimé leur désaccord avec une récente résolution du Parlement européen relative à la liberté d’expression et à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, à l’occasion d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, et l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain.
Selon l’Agence nigérienne de presse (ANP), le chef de la diplomatie burkinabè a convoqué, lundi 22 juin, le représentant de l’Union européenne afin de lui faire part de la position du gouvernement concernant ce texte adopté par le Parlement européen.
À l’issue de la rencontre, Karamoko Jean-Marie Traoré a indiqué que les autorités burkinabè contestent le contenu de la résolution, estimant qu’elle repose sur des informations jugées inexactes et qu’elle ne reflète pas les réalités du contexte sécuritaire auquel le pays est confronté.
Le ministre burkinabè a également fait valoir que son pays, tout comme les autres membres de la Confédération des États du Sahel (AES), déploie des efforts pour faire face aux défis sécuritaires dans la région et souhaite que ces initiatives soient prises en compte dans les appréciations portées sur la situation du pays.
Au cours de son intervention, Jean-Marie Traorél a réaffirmé l’attachement des autorités burkinabè au principe de souveraineté nationale dans la conduite des politiques publiques, notamment en matière de sécurité et de gouvernance.
Le chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs évoqué les conséquences régionales de la crise libyenne de 2011, estimant que certains facteurs externes ont contribué à la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel.
Cette réaction intervient dans un contexte marqué par des divergences de vues entre Ouagadougou et certains partenaires occidentaux sur les questions liées à la gouvernance, aux libertés publiques et à la lutte contre le terrorisme.
(AIP)
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