Odienné, 16 juil 2026 (AIP)- Des leaders d’organisations féminines d’Odienné ont pris part, mardi 14 juillet 2026, à un atelier de renforcement des capacités consacré à la lutte contre la désinformation et à la prévention de l’extrémisme violent.
Cette session de formation s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Femmes, désinformation et extrémisme violent : comprendre le phénomène de la désinformation pour mieux impliquer les femmes dans les stratégies de lutte contre l’extrémisme violent en Côte d’Ivoire », mis en œuvre par le Centre de Recherche en Politique d’Abidjan (CRPA).
L’initiative vise à renforcer les compétences des femmes, considérées comme des actrices clés dans la prévention de la radicalisation et la lutte contre l’extrémisme violent. Selon le coordonnateur du projet, Dr César Flan Moquet, leur implication accrue dans les mécanismes de prévention constitue un levier essentiel pour consolider les efforts déjà engagés par les autorités gouvernementales, les collectivités locales, les responsables religieux et traditionnels ainsi que les organisations de la société civile.
« Nous avons estimé qu’impliquer davantage les femmes dans la stratégie de lutte contre l’extrémisme violent pourrait porter ses fruits et contribuer aux efforts déployés par les autorités gouvernementales, locales, religieuses, traditionnelles et les organisations de la société civile face à cette menace », a-t-il déclaré.
Au-delà du renforcement des capacités, l’atelier a également pour objectif de mettre en place un comité local de « femmes remparts » contre l’extrémisme violent, appelé à jouer un rôle de veille, de sensibilisation et de prévention au sein des communautés.
Le conseiller de l’Ambassade du Canada en Côte d’Ivoire, Yves Duval, a invité les participantes à s’approprier les connaissances acquises afin de devenir un véritable réseau de vigilance citoyenne, de sensibilisation et de mobilisation contre la désinformation, au service du vivre-ensemble et de la paix.
Le préfet de la région du Kabadougou, René Famy Kouamé, a salué cette initiative qu’il a qualifiée de pertinente au regard des défis sécuritaires actuels. Il a exhorté les participantes à tirer pleinement profit de cette formation et à relayer les enseignements reçus dans leurs différentes communautés.
Le projet bénéficie de l’appui financier de l’ambassade du Canada à travers le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL).
(AIP)
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