Abidjan, 16 juil 2026 (AIP) – Le parquet de Fontainebleau a annoncé, jeudi 16 juillet 2026, l’ouverture d’une enquête visant une entreprise de travaux routiers, soupçonnée d’être à l’origine du départ de feu du 12 juillet ayant contribué au vaste incendie qui a ravagé une partie de la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne.
Selon les premières investigations, deux ouvriers de la société Aximum intervenaient sur l’autoroute A6 pour réparer des glissières de sécurité lorsque des étincelles auraient été produites par l’utilisation d’une disqueuse thermique. La végétation située en bordure de l’autoroute se serait alors embrasée avant que les flammes ne se propagent rapidement à la forêt voisine.
Le parquet a indiqué que la société ainsi que son gérant et les deux ouvriers devaient être présentés à un juge en vue de leur mise en examen.
En déplacement à Fontainebleau, le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France n’avait « jamais été confrontée à autant de feux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Il a salué l’engagement des secours tout en assurant qu’il n’y aurait « aucune tolérance » envers les auteurs d’incendies volontaires.
Par ailleurs, un sapeur-pompier volontaire et un étudiant, tous deux âgés de 18 ans, ont été mis en examen pour destruction par incendie et placés en détention provisoire. Ils sont soupçonnés, dans deux affaires distinctes et sans lien entre elles, d’avoir provoqué deux autres départs de feu dans le massif forestier.
Près de 950 sapeurs-pompiers demeuraient mobilisés jeudi pour sécuriser la zone et prévenir toute reprise des flammes, avec l’appui de 120 militaires chargés de traiter les lisières du massif. L’incendie a déjà détruit environ 2 000 hectares de forêt.
Dans le même temps, les secours poursuivent également leurs opérations face à un important incendie de forêt déclaré mercredi sur la commune de La Grande-Verrière, en Saône-et-Loire, dans le massif du Morvan.
(AIP)
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