Bouna, 17 juil 2026 (AIP) – Les autorités administratives, les acteurs agropastoraux et les partenaires techniques ont engagé une concertation en prélude à la construction du poste annexe de transhumance de Kalamon, dans le département de Doropo, à l’initiative de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le conseil national de sécurité (CNS) et le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH).
Organisé mardi 14 juillet 2026 à Bouna, ce mini-atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de renforcement des capacités de gestion frontalière dans une région proche du Sahel (Grant Aid), financé par le gouvernement du Japon.
La rencontre visait à associer les autorités administratives, les organisations agropastorales, les communautés locales ainsi que les services techniques à la préparation du projet, afin de favoriser son appropriation et de jeter les bases d’une gestion concertée et durable de la future infrastructure.
Les travaux ont été présidés par le secrétaire général de la préfecture de Bouna, Loukou Éric Kouamé, en présence notamment du sous-préfet de Kalamon, du conseiller technique représentant le CNS, Akpo Germain Yao, du représentant du MIRAH, Taih Meydisson Jean-Fabrice, de la représentante de l’OIM, Brédou Christelle, ainsi que des directeurs régionaux, des chefs de services, du chef du village de Kalamon, Ouattara Seydou, et de plusieurs partenaires internationaux.
Les participants ont pris connaissance des différentes composantes du projet, du calendrier prévisionnel des travaux et des modalités de sa mise en œuvre. Les échanges ont également porté sur les enjeux sécuritaires, économiques, sociaux et communautaires liés à la réalisation de cette infrastructure.
Selon les initiateurs, le futur poste annexe contribuera à renforcer la gouvernance des espaces frontaliers, à améliorer le contrôle des mouvements des transhumants et du bétail, tout en favorisant la prévention des conflits entre éleveurs et agriculteurs, récurrents dans la région du Bounkani.
Les autorités ont salué l’engagement de l’OIM à accompagner le gouvernement ivoirien dans le renforcement de la résilience des communautés frontalières. Elles ont relevé le caractère novateur de cette initiative, présentée comme une première dans les régions du Nord et du Nord-Est de la Côte d’Ivoire.
Pour assurer la pérennité des acquis, les participants ont recommandé la création d’un comité régional de suivi chargé d’accompagner le comité local de gestion, de renforcer sa gouvernance et de soutenir la mobilisation de partenariats et de ressources en faveur du fonctionnement durable de l’ouvrage.
(AIP)
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