Abidjan, 18 juil 2026 (AIP)- L’atelier de réflexion sur le repositionnement stratégique du Projet d’appui au renforcement de la cohésion nationale et de la réconciliation (PARCNR) post-2026 s’est achevé, vendredi 17 juillet à Grand-Bassam, par la formulation de recommandations visant à restructurer le projet, renforcer la coordination des acteurs de la cohésion sociale et moderniser la gouvernance du secteur à travers le Système intégré de gestion du secteur de la cohésion sociale (SIGES-CS).
Selon la note d’information transmise à l’AIP, les recommandations préconisent notamment d’éviter toute confusion hiérarchique dans la perspective de la mutation du PARCNR en Programme d’appui au secteur de la cohésion sociale (PASCS), de formaliser davantage le processus d’alerte à travers un manuel de procédures internes, d’associer la Direction générale de la cohésion nationale (DGCN), le Programme national de cohésion sociale (PNCS) et l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS) à la mise en œuvre des actions, de mieux structurer les niveaux d’intervention des acteurs et de renforcer les capacités des institutions concernées.
S’agissant du SIGES-CS, les participants recommandent de redéfinir le référencement unique des données à travers un dictionnaire des données, de ramener de trois à un les niveaux de validation des activités du secteur et d’améliorer l’ergonomie de la plateforme numérique.
Les échanges ont porté sur les thèmes, « Comprendre le diagnostic pour mieux repositionner le PARCNR » et « Moderniser la gouvernance du secteur par la transformation digitale ».
À l’ouverture de l’atelier, jeudi 16 juillet, le coordonnateur du PARCNR, Maurice Adjé, a indiqué que cette réflexion vise à doter le ministère d’un instrument stratégique capable d’orienter durablement les actions en faveur de la cohésion nationale.
« Nous ne pourrons pas continuer à transformer les mentalités ivoiriennes sans avoir en amont un instrument qui précède l’action. (…) Si nos conclusions sont partagées, le ministère de la Cohésion nationale, à l’instar de tous les ministères techniques, disposera d’un institut puissant qui assurera la formation initiale et continue de ses cadres », a-t-il déclaré.
Selon lui, le renforcement de la cohésion nationale demeure indispensable pour permettre à la Côte d’Ivoire d’atteindre ses objectifs de développement. Il a plaidé pour la mise en place d’un nouveau programme capable d’accompagner les structures et directions du ministère en leur apportant les moyens complémentaires nécessaires.
Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Magloire N’Dehi, a estimé que les actions de paix et de cohésion sociale gagneraient à être davantage soutenues par la réflexion, l’analyse et la production de connaissances.
« Le PNUD est engagé aux côtés du gouvernement ivoirien (…) dans la consolidation de systèmes en vue de fédérer toutes les données, en permettant à la Côte d’Ivoire de documenter toutes les initiatives et les indicateurs clés du secteur », a-t-il affirmé.
Il a souhaité que le PARCNR évolue vers un centre de connaissances et d’analyses capable d’éclairer les décideurs publics, tout en réaffirmant l’engagement du PNUD à accompagner le gouvernement dans le renforcement des systèmes de coordination et de gestion des données.
Présidant la cérémonie de clôture au nom de la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, le directeur de cabinet, Joël Yves Kouadio, a rappelé que la paix n’est jamais définitivement acquise et que les acteurs du secteur doivent intensifier les actions de prévention, de gestion des conflits et de consolidation de la cohésion sociale.
« Les réflexions menées permettront de dégager une vision claire du PARCNR post-2026 afin de répondre plus efficacement aux défis de préservation de la paix et de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.
(AIP)
ad/fmo

