Abidjan, 12 juil 2024 (AIP) – Des délégations de l’armée soudanaise et des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) sont à Genève depuis jeudi 11 juillet 2024, pour des pourparlers sous l’égide de l’ONU, qui visent à obtenir « d’éventuels cessez-le-feu locaux » afin de faciliter l’aide humanitaire et protéger les civils, a déclaré une porte-parole des Nations Unies.
L’Emissaire du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, Ramtane Lamamra, mène cette approche avec chacune des parties au conflit lors de ces discussions indirectes, rapporte onu.info, vendredi.
Ces discussions, conformément à deux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, doivent permettre de « garantir une distribution de l’aide humanitaire à l’ensemble de la population soudanaise dans le besoin, a précisé la Directrice du Service de l’information du Bureau de l’ONU à Genève, Alessandra Vellucci. Elle a ajouté que l’autre volet porte sur « les options permettant d’assurer la protection des civils » dans ce pays d’Afrique du Nord-Est.
« Malheureusement, l’une des délégations ne s’est pas présentée à la session prévue. L’Envoyé personnel et son équipe ont ensuite rencontré l’autre délégation comme prévu. L’Envoyé personnel a invité les délégations à poursuivre les discussions aujourd’hui, 12 juillet, et les engagements se poursuivent effectivement aujourd’hui (vendredi) », a affirmé Mme Vellucci.
Le Soudan est plongé dans un conflit depuis le 15 avril 2023 entre les forces armées soudanaises et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, et leurs groupes armés alliés respectifs.
« Les discussions visent à identifier des pistes pour faire avancer les mesures humanitaires et de protection des civils identifiées à travers d’éventuels cessez-le-feu locaux, comme demandé par le Conseil de sécurité », a ajouté Mme Vellucci.
Selon l’ONU, les deux délégations sont composées de hauts représentants qui ont été délégués par les chefs des parties belligérantes pour participer à ces pourparlers organisés par Ramtane Lamamra. Elles sont composées d’experts humanitaires, sécuritaires et militaires.
Dans sa résolution 2724 (2024), le Conseil de sécurité de l’ONU avait exprimé sa préoccupation face à la propagation de la violence au Soudan. Il a également chargé M. Lamamra « d’user de ses bons offices auprès des parties, en complétant et en coordonnant les efforts de paix régionaux ».
Ces pourparlers interviennent dans un climat sécuritaire tendue et une situation humanitaire, qui « se détériore chaque jour, avec un impact dévastateur sur la population civile ». Environ 25 millions ont besoin d’aide humanitaire, un peu plus de la moitié de la population.
(AIP)
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