Katiali, 25 avril 2025 (AIP) – Trente-deux mariages ont été célébrés jeudi 24 avril 2025 à Katiali, une localité du nord de la Côte d’Ivoire, selon une coutume ancestrale de la communauté malinké, a constaté le correspondant de l’AIP .
Chaque année, après le mois de jeûne musulman, les familles Diabaté, Koné, Sylla et Traoré organisent des mariages collectifs dans cette sous-préfecture du département de M’Bengué. Cette année, la cérémonie s’est tenue dans la salle de réunion de la famille Sylla, située à proximité de la grande mosquée.

Les festivités ont débuté dans la matinée, avec des groupes de danse accompagnant les mariées vêtues d’habits traditionnels et coiffées selon les usages du village, au rythme des tam-tams. Les unions ont été officialisées à 16h par l’imam El Hadj Sylla Ba Salifou et les sages des familles concernées.
« Chaque année à cette période, les ressortissants de Katiali venant de tout le pays se retrouvent pour célébrer les mariages de leurs enfants », a expliqué Diabaté Yaya, un commerçant vivant à Abidjan.
Interrogé sur le consentement des futurs mariés, Diabaté Abou, démarcheur reconnu dans les unions traditionnelles, a assuré que « les enfants grandissent avec cette coutume et l’acceptent ». Il a toutefois reconnu que des médiations peuvent être menées en cas de mésentente, ajoutant que les divorces sont rares.

Malgré le respect des traditions, une prétendante a refusé le mariage, affirmant être mineure et toujours scolarisée. Elle a porté plainte auprès de la gendarmerie de M’Bengué, et a été prise en charge par un service du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.
« J’ai vécu la même expérience il y a une dizaine d’années », a confié Sylla Rokia, venue d’Abidjan pour assister aux cérémonies. « J’étais d’accord et aujourd’hui j’aime mon mari ». Un avis partagé par d’autres jeunes femmes, qui estiment que cette pratique protège les filles contre « la débauche et les vices ».
(AIP)
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