Bouaké, 24 oct 2026 (AIP)- L’hôpital psychiatrique de Bouaké a célébré, vendredi 23 octobre 2026, la Journée mondiale de la santé mentale (JMSM), autour du thème national « Nos expériences, nos voix, nos changements : écouter les personnes concernées pour améliorer les soins en santé mentale », avec l’appui de Médecins Sans Frontières (MSF).
Organisée dans le cadre du Projet Santé mentale et Épilepsie (SMEP), piloté par le Programme national de santé mentale (PNSM), cette activité visait à créer un espace participatif pour valoriser les expériences des personnes concernées et traduire leurs besoins et recommandations en actions concrètes, en vue d’améliorer la qualité, l’accessibilité et la continuité des soins.
L’édition 2026 de cette journée est placée au niveau mondial sous le thème « Expériences vécues entendues : de vraies voix, de vrais changements ».
Intervenant sur le thème local, le socio-anthropologue Vincent Koua a souligné l’importance de la prise en compte des expériences vécues dans la compréhension des troubles de santé mentale et l’amélioration de l’accompagnement des personnes concernées.
Selon lui, l’écoute de ces expériences permet d’accéder à des connaissances que les professionnels de santé ne peuvent obtenir à partir du seul diagnostic médical. Elles portent sur les difficultés rencontrées par les personnes concernées, notamment l’anxiété, la maladie, les traitements médicamenteux, l’hospitalisation et le regard de la société.
« Il y a la maladie telle que les professionnels la définissent, le diagnostic, mais il y a l’expérience que les familles et les personnes vivant avec la maladie font », a-t-il expliqué.
Vincent Koua a précisé que les personnes concernées ne se limitent pas à celles qui vivent ou ont vécu un trouble de santé mentale ou l’épilepsie. Elles comprennent aussi leurs proches, qui assument les charges liées à l’accompagnement, aux dépenses et aux conséquences de la stigmatisation.
Il a relevé que les personnes atteintes de troubles de santé mentale et leurs familles sont confrontées aux préjugés et à l’exclusion sociale, des situations qui affectent leur vie au sein de la communauté.
Pour le socio-anthropologue, la célébration de cette journée constitue une occasion de sensibiliser les populations à la situation de ces personnes et de promouvoir leur prise en compte dans la société.
Il a insisté sur la nécessité de faire entendre leurs voix et celles de leurs proches afin que leurs expériences contribuent à l’amélioration des soins et de leur accompagnement.
La célébration de la Journée mondiale de la santé mentale s’inscrit dans une démarche de prise en compte des besoins des personnes concernées par les troubles de santé mentale et l’épilepsie, ainsi que de leurs familles, dans l’amélioration des services de soins.
(AIP)
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