Tafiré, 03 sept 2026 (AIP)- Le cantonnement des Eaux et Forêts de Niakara a mené une sensibilisation accrue des populations sur les comportements à adopter face aux éléphants, à l’occasion d’une tournée effectuée vendredi 28 août 2026 dans les sous-préfectures de Tafiré et de Badikaha, en présence des autorités sous-préfectorales.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des dégâts occasionnés par les éléphants dans plusieurs zones rurales du département de Niakara, faisant de la prévention et de l’alerte précoce des enjeux majeurs pour la sécurité des populations et la préservation de la faune sauvage.
Conduite par le chef du cantonnement des Eaux et Forêts de Niakara, le lieutenant Ablo N’drin Stéphane, la tournée visait à promouvoir une coexistence pacifique entre les communautés rurales et les éléphants, tout en renforçant la collaboration entre les populations, les autorités administratives et les services forestiers.
Le lieutenant Ablo N’drin Stéphane a exprimé la compassion de l’administration forestière aux populations affectées par les dégâts causés par les pachydermes, tout en rappelant le statut d’espèce protégée de l’éléphant, considéré comme un symbole national et un élément important de la biodiversité.
Les échanges ont notamment porté sur les mesures de précaution à observer lors de la présence d’un éléphant. Il a été recommandé aux populations de garder une distance de sécurité, de s’abstenir de tout acte susceptible de provoquer ou d’agresser l’animal et d’alerter immédiatement les services compétents dès qu’un pachyderme est signalé.
Le sous-préfet de Tafiré, Marcel Brou N’Dépo, et son collègue de Badikaha ont, pour leur part, exhorté les populations à maintenir un dialogue permanent avec les services des Eaux et Forêts et à signaler sans délai toute présence d’éléphants dans les zones habitées ou les exploitations agricoles.
M. N’Dépo a particulièrement insisté sur l’importance de l’alerte précoce, présentée comme une condition essentielle à une intervention proactive des services compétents et à une meilleure gestion des conflits homme-faune.
Le cantonnement des Eaux et Forêts entend poursuivre cette démarche préventive en étendant les séances de sensibilisation à l’ensemble des villages concernés et en envisageant des sessions de formation consacrées aux techniques appropriées de répulsion des éléphants.
Cette approche devrait contribuer à réduire les risques d’incidents, à limiter les pertes agricoles et à favoriser une meilleure cohabitation entre les communautés rurales et la faune sauvage dans le département de Niakara.
(AIP)
jbm/cmas

