Abidjan, 13 oct 2026 (AIP)- Le 47e congrès de la Société ouest-africaine de pharmacologie (SOAP) couplé à la 2e journée de pharmacologie, de thérapeutique et de pharmacovigilance, sous le signe de l’innovation et des défis de santé publique en Afrique de l’Ouest, s’est ouvert mardi 13 octobre 2026 à Abidjan, en présence des experts, chercheurs, régulateurs et industriels venus de toute la sous-région et d’ailleurs.
Placée sous la présidence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la co-présidence du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, ainsi que sous le parrainage du directeur général de l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP), Dr Assane Coulibaly, cette édition met en lumière le thème, « Innovation et défi en pharmacologie vers une meilleure santé en Afrique de l’Ouest ».
La représentante du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Yolande Koffi, a rappelé que l’innovation constitue le socle indispensable du développement sanitaire. « L’innovation scientifique est le socle de notre engagement en faveur d’une recherche scientifique d’excellence qui contribue à l’amélioration de la qualité des vies de nos populations », a-t-elle indiqué.
Elle a également insisté sur la vision claire de l’institution. « Notre vision de la recherche est claire. Produire des résultats pertinents, capables de répondre concrètement aux problèmes de développement », a-t-elle assuré.
Abondant dans le même sens, le directeur général de l’AIRP, Dr Assane Coulibaly, parrain de l’événement, a pointé du doigt les vulnérabilités du continent, estimant qu’« En effet, 70 à 90 % des produits consommés en Afrique sont importés. Cette vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement impose une réflexion pure et pragmatique sur notre souveraineté pharmaceutique ».
Il a mis en exergue les défis liés à la recherche clinique. « Moins de 2% des essais cliniques sont conduits sur le continent africain. C’est très fort », a-t-il indiqué, insistant sur le lien indissociable entre science et législation.

« La régulation et la recherche scientifique sont donc indissociables. L’innovation scientifique (…) constitue une opportunité historique pour l’Afrique de l’Ouest à condition d’être évaluées et encadrées avec rigueur », a-t-il ajouté.
Pour sa part, la présidente de la Société ivoirienne de pharmacologie et de thérapeutique (SIPT), Pr Geneviève N’Guessan-Irié, a souligné le caractère historique de l’événement. « Le 47e congrès de la SOAP, organisé conjointement avec la deuxième journée nationale de pharmacologie et pharmacovigilance, se tient ici pour la toute première fois en terre ivoirienne », a-t-elle relevé.
Le président de la SOAP, Pr Constant Allabi Aurel, a quant à lui mis l’accent sur les mutations technologiques de la discipline. « La pharmacologie est en train de faire une transformation profonde, elle est en train d’agir dans le domaine de la biologie moléculaire », a-t-il fait remarquer.
S’adressant particulièrement à la relève scientifique, il a déclaré. « Vous n’êtes pas seulement le futur de l’université en matière de pharmaceutique. Vous faites partie de son présent ».
Il a finalement lancé un appel à la cohésion. « Je suis convaincu que, en travaillant ensemble, l’Université d’Afrique de l’Ouest de la pharmacologie peut émerger d’une période de transition plus forte, plus unifiée, plus inclusive », a-t-il indiqué.
Durant ces assises, les participants prendront part à divers panels, conférences, masterclasses et communications scientifiques, tout en se penchant sur l’harmonisation de la préparation au concours d’agrégation du CAMES en pharmacologie ainsi que sur le renouvellement des instances dirigeantes de la SOAP.
(AIP)
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