Tanda, 16 oct 2026 (AIP)- Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé jeudi 15 octobre 2026 à Assafo (13 km de Tanda, région du Gontougo), les actions de réhabilitation des terres dégradées par l’orpaillage illégal, avec pour objectif de restaurer les sites pollués et de prévenir la reprise des activités clandestines.
« À Tanda, nous voyons aujourd’hui les premiers fruits d’un engagement résolu du Gouvernement pour combattre l’orpaillage illégal et réparer ses dommages », a déclaré le ministre lors de la cérémonie de remise provisoire de sites dépollués, réalisée par la société IVOS sous la supervision du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL).
Il a souligné que les avancées enregistrées témoignent de la possibilité de restaurer les territoires dégradés grâce à l’engagement de l’État, des entreprises partenaires et des communautés. Il a notamment salué la contribution d’Endeavour Mining aux travaux de réhabilitation et invité d’autres entreprises, particulièrement celles du secteur minier, à s’engager dans cette dynamique.
Au 27 septembre, 1 151 bassins de traitement de l’or au cyanure avaient fait l’objet de travaux sur les 1 359 recensés dans 62 sites répartis dans six localités, soit près de 85% des bassins concernés. À Dibibango, Gbabango et Pala, les travaux physiques avaient couvert la totalité des 526 bassins recensés.
Ces opérations s’inscrivent dans la stratégie gouvernementale de lutte contre l’orpaillage illégal. Entre 2021 et le premier semestre 2026, plus de 8 500 sites ont été déguerpis et 4 474 personnes déférées devant la justice. Les opérations ont également permis de saisir plus de 960 millions FCFA et environ 136 kg d’or.
Abou Bamba a également évoqué le renforcement des moyens des unités engagées dans cette lutte, avec la réception, le 30 septembre 2026, de véhicules pick-up, de véhicules de transport de troupes, de motos, d’embarcations et de drones.
Il a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les travaux de réhabilitation, de végétaliser les sites et d’assurer un suivi rigoureux des sols et des eaux. Les analyses environnementales devront permettre de confirmer l’efficacité des traitements avant toute remise en usage des terres.
« Protégeons ensemble les acquis de la réhabilitation », a-t-il exhorté, invitant les populations à signaler aux autorités compétentes toute tentative de reprise de l’exploitation clandestine.

Le ministre a annoncé la poursuite des actions avec les ministères concernés, les collectivités territoriales et les partenaires pour favoriser des activités économiques légales et durables, notamment l’agriculture, l’agroforesterie, l’élevage et la restauration écologique, lorsque l’état des terres le permet.
« Notre plus belle richesse est celle que nous transmettrons à nos enfants », a-t-il déclaré, appelant à la préservation des forêts, des terres et des ressources en eau au bénéfice des générations futures.
Au nom du chef du village d’Assafo, Nanan Kouakou Kouadio Fodjo, Djato Kouakou Nicolas a exprimé sa reconnaissance au ministre et à sa délégation, tout en formulant des prières aux mânes tutélaires pour accompagner le développement socio-économique de Tanda.
En marge de la cérémonie, la direction départementale des Eaux et Forêts de Tanda a organisé une opération de planting d’arbres sur un site dépollué, une initiative saluée par le ministre pour sa contribution à la restauration du couvert végétal.
La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet de Tanda, Coulibaly Yaya, ainsi que d’autorités administratives et politiques du département.
(AIP)
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