Abidjan, 9 oct 2026 (AIP) – Les autorités ivoiriennes entendent renforcer le suivi et l’évaluation des organisations non gouvernementales internationales (ONGI) afin d’améliorer l’impact de leurs interventions et de garantir une gestion transparente des ressources mobilisées.
Cette orientation a été réaffirmée vendredi 09 octobre 2026 par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lors de la quatrième édition de l’atelier des ONGI, organisée à la salle polyvalente du centre de conférences du ministère, autour du thème « Quelle stratégie de suivi, d’évaluation et de redevabilité des ONG internationales pour une meilleure optimisation de leurs interventions au profit des populations ? ».
Représentant la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kaba Nialé, le directeur de cabinet adjoint, Alphonse Koué Bi, a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les organisations internationales et les administrations publiques, tout en évaluant plus rigoureusement les résultats obtenus sur le terrain.
« La pleine mesure de cette coopération se révèle dans sa capacité à produire des résultats tangibles, à rendre compte de son action et à inscrire ses acquis dans la durée », a-t-il déclaré, soulignant les exigences de performance, d’efficacité et de responsabilité.
Actives notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’environnement et de l’assistance humanitaire, les ONG internationales sont appelées à inscrire leurs interventions dans les priorités nationales de développement, tout en respectant les exigences de transparence administrative et financière.
M. Koué Bi a exhorté les services compétents à intensifier les missions de suivi sur le terrain, à examiner régulièrement les rapports d’activités et à multiplier les cadres de concertation avec les organisations concernées.
Pour sa part, le directeur des Organisations des Nations Unies et des Institutions spécialisées, Dah Théodore, représentant le directeur général des Relations multilatérales par intérim, a présenté le suivi-évaluation comme un levier essentiel pour mesurer les progrès, identifier les difficultés et réorienter les projets lorsque cela s’avère nécessaire.
Il a rappelé que la redevabilité implique de rendre compte des engagements pris, des ressources utilisées et des résultats obtenus. Elle suppose également d’associer les populations bénéficiaires à la conception, au suivi et à l’évaluation des interventions.
M. Dah a préconisé, à cet effet, l’amélioration des outils de collecte et de partage des données, la définition d’indicateurs de performance fiables et mesurables ainsi que le renforcement des missions conjointes sur le terrain.
Au nom des ONG internationales, le coordinateur du Forum des organisations non gouvernementales internationales, Yannick Pouchalan, a salué cette initiative, estimant que le suivi et l’évaluation contribuent à améliorer la qualité des interventions et à renforcer la transparence envers l’État, les partenaires et les communautés.
Il a également plaidé pour une participation accrue des populations à toutes les étapes des projets, afin de mieux répondre à leurs besoins, de respecter leurs droits et de favoriser des résultats durables.
Les travaux devraient aboutir à des recommandations opérationnelles, à la définition d’indicateurs communs de performance et à une meilleure coordination entre les ministères techniques et les ONG internationales.
Cette rencontre constitue un cadre de dialogue entre l’administration publique et les organisations internationales, dont les actions contribuent notamment à la lutte contre la pauvreté, à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, à la réduction des inégalités et à la protection de l’environnement.
(AIP)
msl/zaar

