Abidjan, 21 sept 2026 (AIP)- Les victimes de la démolition du site de Koumassi Campement ont appelé, dimanche 20 septembre 2026, à l’accélération de l’enquête judiciaire et au descellement du site, afin de permettre aux propriétaires de reprendre la disposition de leurs biens.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue sur les ruines du site, le président du collectif des victimes, Didier Kouamé, a salué les avancées de l’enquête annoncées par le procureur de la République lors de sa conférence de presse du 16 septembre, tout en plaidant pour une accélération de la procédure.
« L’appel essentiel, c’est que l’enquête soit un peu accélérée », a déclaré M. Kouamé, estimant qu’au regard des informations recueillies, « il n’y a pas lieu de tergiverser ».
Selon lui, le collectif souhaite également que « le site soit décelé », après son placement sous scellés depuis le 12 juin, afin que les victimes disposant de moyens puissent commencer à envisager des solutions pour leurs biens et leur relogement.
Le président du collectif a rappelé que la démolition du site, intervenue le 3 juin 2026, a laissé de nombreuses familles dans une situation difficile. Si certains locataires ont pu partir et se reloger ailleurs, les propriétaires, résidents ou non, demeurent confrontés à la perte de leurs biens.
M. Kouamé a également évoqué les suites de la conférence de presse du procureur de la République, notamment les éléments concernant les responsabilités dans la démolition et la poursuite des investigations. Il a appelé les victimes à garder leur calme et à continuer de faire confiance à la justice.
À l’occasion de la rentrée scolaire, le collectif a par ailleurs lancé un appel à la solidarité en faveur des familles sinistrées. « Nous sommes à la rentrée, en tout cas des kits scolaires pourraient soulager un tant soit peu les parents », a souligné Didier Kouamé, indiquant que des ONG ont annoncé leur intention de fournir des kits scolaires aux enfants des victimes.
Il a exprimé la gratitude du collectif à l’endroit des personnes et institutions ayant apporté leur soutien aux victimes, citant notamment la députée Adjaratou Traoré, l’honorable Traoré Mariam et la Première dame.
Le collectif poursuit parallèlement la constitution de son dossier judiciaire. Selon son président, un constat d’huissier a déjà été établi et une plainte a été rédigée. Les victimes indiquent également avoir été entendues par la Haute autorité pour la bonne gouvernance et par la doyenne des juges d’instruction.
Les victimes ont enfin réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs démarches dans le calme, tout en appelant à une issue rapide de la procédure judiciaire.
(AIP)
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