Botro, 17 oct 2026 (AIP) – L’Observatoire de la qualité des services financiers de Côte d’Ivoire (OQSF-CI) a sensibilisé, mercredi 14 octobre 2026 au foyer polyvalent de Botro, les populations à leurs droits en matière de services financiers et aux mécanismes de recours en cas de différend avec les prestataires.
La secrétaire exécutive de l’Observatoire, Léocadie Loukou Yao, a présenté les missions de cette structure ainsi que les outils mis à la disposition des consommateurs pour s’informer, comparer les offres financières et introduire des réclamations sans se déplacer.
« Cet outil vous permet de nous contacter sans vous déplacer. Vous n’avez qu’à expliquer ce qui s’est passé et quelle solution vous souhaitez », a-t-elle expliqué, invitant les populations à mieux s’informer avant de contracter un crédit afin de prévenir le surendettement.
Elle a également rappelé aux établissements financiers leur obligation de prendre en compte les préoccupations de leurs clients et d’apporter des réponses à leurs réclamations.
Les participants ont découvert plusieurs outils numériques, notamment l’application MyOQSF, une plateforme en ligne, un comparateur d’offres financières, des simulateurs de crédit et d’épargne, ainsi que l’application EDUFINA, dédiée à l’éducation financière. Le numéro vert gratuit 800 290 a également été présenté.
Selon les données communiquées lors de la rencontre, le comparateur a enregistré 1 500 opérations entre décembre 2025 et le 31 août 2026. Les simulateurs ont totalisé 950 opérations, dont 800 simulations de prêt et 150 d’épargne. L’application EDUFINA comptait 9 651 utilisateurs et 2 380 730 SMS échangés.
Au 31 août 2026, l’OQSF-CI avait recueilli 6 920 avis sur les services financiers, dont 63,74 % de satisfaction et 36,26 % d’insatisfaction. L’Observatoire avait également enregistré 369 réclamations, dont 82 % concernaient les établissements de crédit.
Les échanges ont fait ressortir des difficultés liées à la récupération de l’épargne, aux retards de transferts électroniques, à la délivrance de documents bancaires ainsi qu’aux agios et frais prélevés sur les comptes. L’OQSF-CI a indiqué que ces préoccupations pouvaient faire l’objet d’un suivi par ses services.
Le sous-préfet de Botro, Traoré Issoufou, représentant le préfet du département, Ella Gbanda Odette, a exhorté les populations à privilégier le dialogue et les mécanismes de recours disponibles pour régler leurs différends avec les prestataires financiers.
(AIP)
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