Abidjan, 23 oct 2026 (AIP) – Au total, 11 644 personnes affectées par le projet de construction de la ligne 1 du Métro d’Abidjan ont déjà été indemnisées sur les 15 316 recensées, a annoncé vendredi 23 octobre 2026 l’ordonnateur du projet, Cissé Moustapha, lors d’un point de presse à la Cellule d’exécution du plan d’action de réinstallation (CE-PAR), à Abidjan-Plateau.
Selon M. Cissé, à la date du 31 août 2026, 13 398 personnes avaient été reçues en séance de négociation et 12 504 avaient signé leur certificat de compensation.
« L’État a déjà mobilisé 74 milliards de FCFA pour les indemnisations et prévoit une enveloppe complémentaire de 10 milliards de FCFA afin de poursuivre le processus », a-t-il précisé.
Cissé Moustapha a indiqué que 2 812 personnes restaient à traiter, dont 894 n’avaient pas encore finalisé la signature de leur certificat de compensation et 1 918 ne s’étaient pas présentées aux séances de négociation.
Cette sortie médiatique visait également à apporter des éclaircissements à la suite des déclarations d’un collectif se présentant comme des personnes affectées par le projet, lesquelles dénonçaient des difficultés relatives aux indemnisations des bâtis et des droits fonciers.
Selon les responsables du projet, les vérifications effectuées sur les dossiers évoqués dans les médias concernent trois personnes identifiées, à savoir Kouyaté Maliki, Cissé Issiaka et Koffi Kan, représenté par Koffi Sinclair. Les bâtis de ces personnes ont fait l’objet d’indemnisations, tandis que les questions foncières demeurent en cours d’examen en raison de l’absence ou de l’insuffisance de documents justificatifs établissant les droits de propriété revendiqués.
Le chef de la Cellule d’exécution du plan d’action de réinstallation, Dogoua Michel, a expliqué que le dossier de Kouyaté Maliki ne comportait pas de pièces foncières suffisantes pour établir ses droits. Quant à celui de Cissé Issiaka, il fait l’objet de vérifications auprès du ministère chargé de la construction concernant l’authenticité de la lettre d’attribution produite.
S’agissant du dossier de Koffi Kan, représenté par Koffi Sinclair, M. Dogoua a indiqué que son traitement restait suspendu à la production d’un acte d’hérédité délivré par le tribunal compétent, document jugé indispensable pour établir la qualité d’héritier légal.
« Si cette précaution n’est pas prise, l’administration pourrait être amenée à indemniser une seconde fois le véritable ayant droit qui se présenterait ultérieurement », a-t-il expliqué.
Le responsable de la CE-PAR a par ailleurs rappelé que les personnes affectées disposent d’un mécanisme de gestion des plaintes leur permettant de contester les évaluations ou les éléments retenus lors des négociations.
Au 31 août 2026, ce mécanisme avait enregistré 506 dossiers fonciers, dont 377 ont été résolus, tandis que 129 demeurent en cours d’instruction et de vérification, a-t-il souligné.
M. Dogoua a enfin assuré qu’une organisation non gouvernementale indépendante accompagne le processus afin de garantir la transparence des échanges et de veiller à ce qu’aucune personne affectée ne soit contrainte de signer un document contre sa volonté.
(AIP)
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