Abidjan, 20 oct 2026 (AIP) – Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, a préconisé une approche multisectorielle de la prévention, associant les différents secteurs d’activité, afin d’améliorer durablement la santé et le bien-être des populations.
Pierre Dimba s’exprimait lundi 19 octobre 2026 à Abidjan, à l’ouverture de la troisième édition de la Semaine nationale de la promotion de la santé (SNPS), organisée autour du thème « Promotion de la santé, moteur de résilience et de développement durable ».
Pour M. Dimba, la santé ne doit plus être abordée uniquement sous l’angle du traitement des maladies, mais également à travers des actions préventives visant à identifier les risques et à encourager l’adoption de comportements favorables au bien-être.
Le ministre a notamment relevé les défis liés aux maladies non transmissibles, dont l’hypertension artérielle, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les cancers, ainsi que les problèmes de santé mentale.
Il a également souligné l’influence de facteurs tels que l’environnement, la qualité de l’eau, l’alimentation, les conditions de travail et la protection sociale sur la santé des populations.
« Investir dans la promotion de la santé, c’est investir dans la résilience de nos populations, dans la productivité de notre économie et dans l’avenir plus radieux pour notre nation », a-t-il déclaré.
Le ministre a indiqué que cette troisième édition de la SNPS vise à renforcer la convergence des politiques publiques, avec la participation des ministères concernés, des collectivités territoriales, du secteur privé, des partenaires au développement et des organisations communautaires.
Cette démarche s’inscrit dans l’approche « Une seule santé » (One Health), qui promeut une collaboration entre les différents secteurs pour répondre aux enjeux sanitaires.
Intervenant à cette cérémonie, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a insisté sur les liens entre la santé et la protection de l’environnement.
M. Bamba a notamment évoqué les conséquences de la pollution, du changement climatique et de l’exposition à certaines substances chimiques, appelant à des réponses coordonnées face à ces risques.
Pour sa part, la directrice de la Santé communautaire et de la promotion de la santé, Dr Kadja Françoise épouse Goulin, a annoncé l’organisation de journées scientifiques, d’activités communautaires, d’actions de sensibilisation et de dépistage, ainsi que d’initiatives en faveur de l’hygiène et de l’adoption de comportements favorables à la santé.
Prévue jusqu’au 24 octobre, cette troisième édition comprend également des activités sportives et des actions de sensibilisation déployées dans les régions et districts sanitaires du pays.
(AIP)
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