Yamoussoukro, 19 oct 2026 (AIP) – Les agents techniques des mines ont réfléchi, samedi 17 octobre 2026 à Yamoussoukro, à leur contribution à la lutte contre l’orpaillage illégal et à la mise en œuvre du moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle, lors d’une rencontre consacrée aux enjeux de réglementation et de préservation des ressources naturelles.
Intervenant à cette occasion, le technicien supérieur des mines et président de l’association des agents techniques des Mines, Oble Ahiman Louis-Serge, a présenté les conséquences de l’orpaillage illégal sur l’environnement, les activités agricoles et la sécurité des populations. Il a notamment relevé les risques liés à la dégradation des terres, à la pollution des cours d’eau et à la fragilisation de la cohésion sociale dans les communautés rurales.
M. Oble a rappelé que le gouvernement a annoncé, à l’issue de la réunion du Conseil national de sécurité (CNS) du 17 septembre 2026, un moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle. Cette mesure, a-t-il expliqué, doit permettre de faire le point sur la situation du secteur et de renforcer son encadrement.
Le président a ensuite présenté les principales responsabilités des agents techniques dans l’application de ces mesures. Il s’agit notamment de réaliser un état des lieux des sites miniers, de renforcer la surveillance du terrain, de sensibiliser les populations et les exploitants au respect de la réglementation et de proposer des solutions techniques pour la réhabilitation des sites dégradés.
Il les a exhortés à faire preuve de vigilance et de rigueur dans l’exercice de leurs missions, tout en privilégiant des échanges constructifs afin de dégager des recommandations applicables sur le terrain.
Prenant également la parole, le directeur du suivi et de la réglementation des mines et de la géologie, Dr Ouattara Bakary, a mis en évidence le rôle des agents techniques dans le fonctionnement de l’administration minière. Leur proximité avec les réalités locales et leur participation aux missions de contrôle et de suivi constituent, selon lui, des atouts pour éclairer les décisions des autorités compétentes.
Il a toutefois souligné que l’efficacité de leur action nécessite des moyens de travail adaptés, une formation continue et une meilleure coordination entre les services concernés.
Dr Ouattara a également appelé à renforcer la détection précoce des activités illégales, le suivi des autorisations minières, la sécurisation des sites et la restauration des espaces dégradés. Il a préconisé une collaboration accrue entre les administrations, les collectivités territoriales, les opérateurs miniers et les communautés locales.
À travers cette rencontre, les participants ont été invités à privilégier une approche fondée sur la responsabilité professionnelle, le respect de la réglementation et la recherche de solutions concrètes pour une exploitation minière durable et respectueuse de l’environnement.
(AIP)
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