Bouaké, 27 juin 2025 (AIP)- Soixante inspecteurs et contrôleurs semenciers du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières ont effectué mercredi 25 juin 2025 une visite de terrain sur les stations de recherche du Centre national de recherche agronomique (CNRA) à Bouaké, dans le cadre de leur formation sur les itinéraires techniques de production et de certification des semences.
Les participants ont d’abord visité la station de recherche sur les cultures vivrières, puis celle dédiée à l’élevage, qui dispose d’un parc à bois de différentes variétés de manioc à haut rendement.

Selon le Pr Dacosta Kouassi, responsable du département de sécurité alimentaire et nutrition à la direction de la recherche et de l’innovation du CNRA, cette visite visait à permettre aux inspecteurs et contrôleurs semenciers de mettre en pratique les enseignements reçus lors de l’atelier sur le manioc, organisé du 23 au 24 juin 2025 à Yamoussoukro, après les sessions théoriques et pratiques sur le riz et le maïs, tenues du 16 au 21 juin.
Cette formation a été organisée à la demande de la direction des semences en grain et produits assimilés du CNRA, dans le cadre du Programme alimentaire d’urgence, mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, pour relancer l’industrie semencière nationale. Elle s’inscrit dans les perspectives du Plan national de développement (PND) 2020-2025 concernant l’amélioration de la productivité agricole.
Au cours de la visite, les chercheurs du programme Plantes, racines et tubercules du CNRA ont présenté les différentes variétés de manioc aux participants. Ceux-ci ont été mis en situation d’exercice pour identifier les variétés et pathologies éventuelles, sous la supervision des chercheurs. L’exercice s’est déroulé sous forme de questions-réponses sur le terrain.
Les inspecteurs et contrôleurs semenciers ont également été amenés à suivre le parcours de l’itinéraire technique de production dans un contexte d’inspection et de contrôle. A chaque étape, ils doivent effectuer des vérifications pour établir un rapport d’agréage, base de la direction des plans. La certification des semences s’appuie aussi sur les analyses du laboratoire national des semences, rattaché au laboratoire national d’appui au développement agricole.
Une fois certifiées, les semences sont distribuées aux producteurs semenciers agréés, qui se chargent de leur multiplication en vue de leur mise à disposition des agriculteurs.

À l’exception de l’igname, les principales productions vivrières du pays, comme le manioc, le riz et le maïs, enregistrent des déficits de production. Cette situation est, notamment, liée à la qualité des semences utilisées. L’Etat a ainsi engagé des actions pour améliorer la qualité des semences à travers la certification.
Depuis le Salon de l’agriculture et des ressources animales (SARA) 2019, le président de la République a appelé à la production de semences certifiées. Pour qu’une culture soit cultivée, sa semence doit être homologuée.
Certaines variétés à haut rendement mises au point par les chercheurs, comme les variétés bocou produisant jusqu’à 40 tonnes à l’hectare, contrastent avec les rendements beaucoup plus faibles observés sur le terrain. La mise en œuvre du processus de certification vise à garantir que les semences utilisées sont conformes aux spécifications décrites dans les fiches descriptives du catalogue national des semences homologuées de Côte d’Ivoire.
(AIP)
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