Abidjan, 09 sept 2025 (AIP) –Le gouvernement a adopté un décret fixant les modalités d’accès des candidats aux médias publics, aux supports officiels de communication, ainsi qu’aux productions numériques et publicitaires en prélude à l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025.
Ce texte vise à instaurer des conditions uniformes pour tous les concurrents à l’échéance électorale, en assurant transparence et égalité de traitement dans la diffusion des messages de campagne dans les médias de service public.
Sous la supervision de la Commission électorale indépendante (CEI), organe chargé de veiller à l’organisation des mesures garantissant l’équité entre les candidats, trois autorités spécialisées interviennent dans l’application du décret, chacune dans son domaine de compétence. Il s’agit de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA), de l’Autorité nationale de la presse (ANP) et du Conseil supérieur de la publicité (CSP). Leur mission consiste à contrôler la conformité des pratiques médiatiques et publicitaires au principe d’égalité.
À partir de l’ouverture officielle de la campagne électorale et jusqu’à la veille du scrutin, l’équilibre entre les candidats doit être respecté dans toutes les productions médiatiques à caractère électoral. Cela inclut les déclarations et soutiens, les commentaires, les reportages, les comptes rendus d’activités, ainsi que la publicité institutionnelle ou électorale.
Pour l’audiovisuel, la HACA détermine la répartition des temps d’antenne et les conditions de diffusion, sur proposition des directions de la Radiodiffusion et de la télévision ivoirienne (RTI). En ce qui concerne la presse écrite, c’est l’ANP qui fixe les règles de publication applicables aux organes concernés.
Le texte prévoit par ailleurs plusieurs garde-fous. Il interdit notamment toute déclaration à caractère électoral émanant de responsables publics dans l’exercice de leurs fonctions. L’utilisation d’archives audiovisuelles de personnalités publiques reste possible, mais sous réserve d’une diffusion intégrale, sans montage susceptible d’en altérer le sens, et avec la mention explicite « image d’archives » accompagnée de la date d’enregistrement.
Afin d’assurer une traçabilité et un contrôle rigoureux, les productions électorales, qu’elles soient audio, vidéo ou écrites, devront être déposées auprès de la HACA, de l’ANP et du CSP avant leur diffusion, selon des délais réglementaires. Les décisions prises par la HACA et l’ANP pourront être contestées devant le Conseil d’État, sans effet suspensif sur leur application immédiate.
En encadrant l’accès des candidats aux médias publics et aux supports officiels de communication, le gouvernement entend garantir un déroulement équitable et transparent de la campagne présidentielle. Le décret réaffirme enfin que ces principes s’exercent dans le respect des règles générales en matière de communication publicitaire, placée sous la surveillance du CSP.
(AIP)
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