Abidjan, 24 juin 2026 (AIP)- À l’approche des manifestations contre l’immigration illégale prévues le 30 juin en Afrique du Sud, les autorités de la province du Gauteng ont lancé une mise en garde contre tout débordement ou acte de justice expéditive visant des ressortissants étrangers.
Le Premier ministre du Gauteng, Panyaza Lesufi, a rappelé que si les citoyens ont le droit constitutionnel de manifester pacifiquement, aucune forme de violence ou d’action en dehors du cadre légal ne sera tolérée. Ses déclarations, rapportées mardi 23 juin 2026 par l’Agence de presse Sud africaine( SAnews), interviennent dans un contexte de fortes tensions autour de la question migratoire.
Province la plus riche et la plus peuplée du pays, le Gauteng, qui abrite notamment Johannesburg et Pretoria, concentre une importante population migrante et devrait constituer l’un des principaux foyers de mobilisation.
« La manifestation ne doit pas être utilisée comme un prétexte pour se faire justice soi-même », a averti Panyaza Lesufi, soulignant que les forces de sécurité interviendraient rapidement contre tout comportement criminel ou toute atteinte à l’ordre public.
Tout en reconnaissant les préoccupations exprimées par une partie de la population concernant l’immigration clandestine, le dirigeant provincial a appelé au dialogue et annoncé l’organisation prochaine d’une table ronde destinée à examiner les défis liés aux migrations et à promouvoir des solutions pacifiques.
Cette initiative intervient alors que le gouvernement sud-africain renforce déjà ses mesures de contrôle migratoire. Selon les autorités, près de 40 000 ressortissants étrangers en situation irrégulière ont été arrêtés depuis le début de l’année. Un tribunal virtuel prioritaire a également été mis en place afin d’accélérer le traitement des procédures d’expulsion.
Sur le plan sécuritaire, la Structure opérationnelle et de renseignement conjointe nationale a activé son niveau maximal de préparation. La lieutenante-générale Tebello Mosikili a indiqué que la police, les forces municipales et l’armée étaient en état d’alerte et assuraient un suivi quotidien de la situation.
Les autorités affirment que ce dispositif vise à prévenir toute flambée de violence, à protéger les populations ainsi que les infrastructures stratégiques et à garantir la libre circulation des personnes et des biens durant les manifestations annoncées.
(AIP)
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