Mankono, 20 fév 2026 (AIP)- Des femmes exerçant dans le maraîchage dans le département de Mankono ont plaidé, mercredi 18 février 2026, pour la sécurisation durable de leurs sites d’exploitation, afin de renforcer leur autonomie économique.
Au cours d’une tournée effectuée dans le cadre du suivi de l’approvisionnement des marchés en légumes dans les sous-préfectures de Tiéningboué et de Mankono, plusieurs productrices ont exposé les difficultés auxquelles elles sont confrontées.
La présidente de l’association « Binkéléma » des femmes de Tiéningboué, Touré Djarata, a indiqué que l’accès instable à la terre constitue l’un des principaux obstacles au développement du maraîchage dans la zone. Selon elle, les propriétaires terriens accordent généralement des parcelles pour une durée de six mois, avant de les récupérer pour la culture du riz.
« Nous sommes contraintes de recommencer chaque saison sur de nouveaux sites, ce qui freine notre progression », a-t-elle déploré, soulignant que la même situation prévaut dans les localités de Tiefindougou, Koronokaha et Tomono.
À ces contraintes foncières s’ajoutent le manque d’eau pour l’irrigation et la destruction régulière des cultures par des animaux en divagation, ont confié les productrices.
Pour sa part, Ouattara Djata, membre de l’association « Binh Tinnin » de Tomono, a relevé que le maraîchage constitue une source importante de revenus pour les femmes. « Cette activité nous permet d’accompagner nos époux dans la prise en charge de la scolarité des enfants et de payer les cotisations mensuelles de la Couverture maladie universelle (CMU) », a-t-elle expliqué.
Les maraîchères ont invité les autorités administratives et coutumières à les aider à obtenir des parcelles sécurisées sur le long terme. Selon elles, la stabilité foncière leur permettrait d’investir dans des spéculations à cycle long, telles que l’aubergine et le piment, et d’accroître significativement leurs revenus.
(AIP)
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