Boundiali, 23 fév 2026 (AIP)- Les acteurs de la filière anacarde de Boundiali ont été instruits sur les bonnes pratiques de production de la noix de cajou, lors d’une séance de sensibilisation conduite par le directeur régional de coton, anacarde et karité, Coulibaly Adamson Zié, dans la sous-préfecture de Ganaoni, département de Boundiali.
En partenariat avec l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), cette initiative intervient dans le cadre d’une campagne de sensibilisation des acteurs professionnels de la filière anacarde, en particulier les producteurs, les pisteurs et les acheteurs, sur l’amélioration et à la préservation de la qualité des noix brutes de cajou, d’origine Côte d’Ivoire.
Le délégué régional du coton, anacarde et Karité, Coulibaly Adamson Zié, a indiqué jeudi 16 février 2026, que la Côte d’Ivoire est le premier pays producteur d’anacarde. Cependant elle n’a pas un bon rang en terme de qualité de la noix.
Les producteurs ont ainsi été sensibilisés sur l’entretien des vergers pour avoir une bonne production. Concernant les pisteurs et les acheteurs, ils ont également été sensibilisés à l’importance d’acheter des noix de cajou bien séchées, bien triées et conformes aux normes de qualité.
M. Coulibaly a aussi demandé aux producteurs de dénoncer les pisteurs et acheteurs qui ne détiennent pas de carte délivrée par le Conseil coton, anacarde et karité.
Le coordonnateur de l’axe défense de la culture de l’unité opérationnelle du programme national de recherche sur l’anacarde en Côte d’Ivoire, (UOPC) Dr Soro Sibirina, a expliqué que les producteurs doivent suivre des processus pour une production de qualité.
Pour la mise en valeur d’une nouvelle parcelle de champ d’anacarde, le cultivateur doit se référer à l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) pour acquérir des plans améliorés et plus adapté.
En ce qui concerne les vergers vieillissants ou jeunes, mais non productifs, ces champs doivent être soumis au processus de la régénération avec une densité de 100 pieds. le producteur retrouve ainsi une production qualitative et quantitative.
Le coordonnateur national de ANADER Coulibaly Kolotioloman, a procédé au renforcement de la capacité des acteurs de la production à reconnaître et à lutter contre les maladies de l’anacardier, et aussi à reconnaître et à lutter contre les insectes ravageurs de l’anacardier.
Il les a également sensibilisés à l’application des bonnes pratiques de récolte et de post-récolte à savoir le ramassage, la séparation, le séchage, le triage et le stockage afin d’améliorer et de préserver la qualité des noix brutes d’origine Côte d’Ivoire pour plus de compétitivité.
Le sous-préfet de Ganaoni, N’Douba Benjamin, a salué cette initiative, surtout pour le choix de sa localité pour abriter cette formation de qualité. Il a ensuite exhorté l’ensemble des producteurs, pisteurs et acheteurs à s’inscrire dans cette logique de la modernisation de l’agriculture fondée sur la qualité.
(AIP)
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