Abidjan, 06 mars 2026 (AIP) – Le conseil d’administration et le conseil exécutif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ont réaffirmé, vendredi 06 mars 2026 à Abidjan, l’indépendance de leur organisation, tout en dénonçant les propos tenus par Lucien Houédanou, vice-président de la Commission paritaire d’attribution de la Carte d’identité de journaliste professionnel (CIJP), évoquant une possible mise sous tutelle de l’union par l’autorité administrative.
Dans une déclaration conjointe signée par Bertin N’Guessan pour le conseil d’administration et Jean-Claude Coulibaly pour le conseil exécutif, les deux instances indiquent avoir suivi avec « une attention particulière » l’intervention du responsable sur les antennes de la Radio de la Paix. Elles disent avoir été « profondément surprises » par ce qu’elles considèrent comme “une manière désinvolte” d’aborder la crise interne que traverse actuellement l’organisation professionnelle des journalistes ivoiriens.
Les signataires estiment qu’un appel à la mise sous tutelle constitue une déclaration « grave et méprisante » pour une organisation qui, selon eux, a toujours su préserver son autonomie et son unité malgré les crises qu’elle a connues. Ils rappellent que l’UNJCI demeure une association professionnelle indépendante, capable de régler ses différends à travers ses propres mécanismes internes.
Le conseil d’administration et le conseil exécutif soulignent par ailleurs qu’une médiation est en cours sous l’égide du conseil des sages et des anciens présidents de l’Union, avec un plan de sortie de crise visant à restaurer la cohésion au sein de la corporation. Ils invitent les acteurs de la profession à soutenir cette initiative plutôt qu’à encourager des positions susceptibles d’exacerber les tensions.
La déclaration rappelle également que le congrès extraordinaire du 25 février 2026 a prorogé le mandat des instances de l’union, notamment le conseil des sages, le conseil d’administration et le conseil exécutif, une décision que les signataires considèrent toujours « valable et légitime » malgré les conditions difficiles de sa tenue.
Les deux instances se disent également interpellées par la concomitance entre l’appel à une mise sous tutelle et le récent communiqué de la commission paritaire annonçant l’annulation de la carte d’identité de journaliste professionnel 2025 de Franck Ettien, troisième vice-président du conseil exécutif de l’UNJCI. Selon elles, cette décision aurait été prise en violation des règles et procédures encadrant l’institution.
Estimant que ces événements traduisent une tentative de déstabilisation de leur organisation, le conseil d’administration et le conseil exécutif affirment que l’UNJCI restera fidèle à son principe d’indépendance. Ils assurent qu’aucune manœuvre administrative ni aucune instrumentalisation institutionnelle ne saura remettre en cause la détermination des journalistes ivoiriens à défendre leur autonomie, leur dignité et leurs institutions professionnelles.
(AIP)
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