Abengourou, 05 août 2025 – La Côte d’Ivoire a lancé, pour la première fois, le mardi 5 août 2025, une session nationale d’évaluation des apprentissages dans le cadre des programmes d’alphabétisation et d’alternatives éducatives, en vue d’une reconnaissance officielle des acquis.
Le lancement officiel s’est tenu à Abengourou, au groupe scolaire Indénié, en présence du conseiller technique, Kouassi Eloi Noël, représentant la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (Mariatou Koné) et de la directrice de la coordination et du suivi des programmes d’alphabétisation, Kouassi Yvette.
Organisée par la Direction de la coordination et du suivi des programmes d’alphabétisation (DCSPA), cette évaluation s’inscrit dans le cadre de l’approche Recherche-action sur la mesure des apprentissages d’alphabétisation et des alternances éducatives (RAMAED).
Elle s’est déroulée simultanément dans 15 directions régionales du pays et concerne 1 000 apprenants des niveaux 1 et 2, dont 70 à Abengourou.
Les candidats, en majorité des femmes âgées de 25 à 60 ans, sont issus du secteur du commerce, de l’artisanat, de l’agriculture ou exercent de petits métiers. Ils ont suivi des programmes de formation d’une durée allant de dix mois à deux années scolaires.

Pendant deux heures, les apprenants ont été évalués sur leurs compétences en littératie, c’est-à-dire leur capacité à lire, comprendre et écrire un texte, ainsi qu’en numératie « c’est-à-dire à utiliser des notions de calcul, mathématique, la masse, les mesures tout ce qui est à l’arithmétique dans la vie courante », a expliqué Kouassi Yvette. L’évaluation a également porté sur leurs connaissances en santé, nutrition et technologies de l’information et de la communication (TIC).
L’objectif de cette évaluation est de corriger les imperfections dans le processus de formation en vue de renforcer la qualité du programme d’alphabétisation, conformément à la vision de la ministre de l’Éducation nationale.
Selon le directeur régional de l’Éducation et de l’Alphabétisation à Abengourou, Coulibaly Apa Patrice, il s’agit également de voir dans quelle mesure tous ceux qui subissent l’alphabétisation et qui n’ont pas la possibilité de se présenter à ces examens traditionnels que sont le CEPE, le BEPC et le Baccalauréat puissent avoir un parchemin qui leur sera utile dans la vie.
« Les leçons tirées de cette évaluation nous permettront de réajuster en cas de besoin le dispositif mis en place pour faire reculer les frontières de l’analphabétisme, pour briser définitivement la chaîne de l’ignorance qui trop longtemps a maintenu hors du développement une frange importante de nos populations », a renchéri le conseiller technique de la ministre de l’Éducation nationale, Kouassi Eloi.
(AIP)
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