Abidjan, 18 juin 2026 (AIP) – L’ancienne ministre nigériane des Ressources pétrolières et ex-présidente de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Diezani Alison-Madueke, a été déclarée non coupable des six chefs d’accusation de corruption retenus contre elle par la National Crime Agency (NCA), à l’issue d’un procès de cinq mois devant la Cour de la Couronne de Southwark, à Londres.
L’information a été rendue publique mercredi 17 juin 2026 par l’un de ses avocats, Jonathan Laidlaw, dans un communiqué.
Le procès, ouvert en janvier, portait sur des faits présumés de corruption qui auraient été commis au Royaume-Uni durant son mandat à la tête du ministère nigérian des Ressources pétrolières entre 2010 et 2015.
L’accusation soutenait que l’ancienne responsable politique avait bénéficié d’avantages indus, notamment plus de 100 000 livres sterling en espèces, des véhicules avec chauffeur, des voyages en avion privé, le paiement des frais de scolarité de son fils ainsi que divers cadeaux provenant de boutiques de luxe. Elle aurait également profité de résidences haut de gamme dans des quartiers huppés de Londres, avec personnel de maison et travaux d’aménagement pris en charge.
Selon le ministère public, ces avantages constituaient des pots-de-vin qui lui auraient permis de mener « une vie de luxe au Royaume-Uni » en raison de ses fonctions officielles.
La défense a toutefois contesté ces allégations, affirmant que certaines dépenses avaient été avancées en raison de l’interdiction faite aux ministres nigérians de détenir des comptes bancaires à l’étranger, avant d’être remboursées au Nigeria.
Arrêtée au Royaume-Uni en 2015, Mme Alison-Madueke n’a plus regagné son pays depuis lors.
Bien qu’acquittée dans cette affaire au Royaume-Uni, l’ancienne présidente de l’OPEP, qui a dirigé l’organisation entre 2014 et 2015, demeure impliquée dans d’autres procédures judiciaires, notamment aux États-Unis.
Au Nigeria, plusieurs de ses biens immobiliers, dont des maisons et appartements évalués à plusieurs millions de dollars, avaient été saisis par la justice en 2017 dans le cadre d’enquêtes portant sur des soupçons de corruption et de détournement de fonds publics.
(AIP)
tls/cmas

