Abidjan, 12 août 2025 (AIP) – Une centaine de jeunes entrepreneurs, réunis au sein du Club du Forum international de la jeunesse et de l’entrepreneuriat (FIGE), ont participé le mardi 12 août 2025 à la première édition du FIGE afin de mieux s’imprégner des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Initiée par le Comité national de la ZLECAf (CN-ZLECAf), en collaboration avec le club FIGE, cette rencontre vise à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes en Côte d’Ivoire, notamment à travers la sensibilisation aux opportunités de la ZLECAf.
Pour le président du Club FIGE, Kanaté Aboubakar, la ZLECAf n’est pas seulement un accord commercial, mais une vision commune d’un marché africain intégré, fort et solidaire. Il est important pour les jeunes entrepreneurs de saisir cette chance et d’en faire un moteur de développement inclusif.
Dans le cadre d’une préparation optimale afin de mieux aborder ce marché, le FIGE se présente comme une occasion pour créer un pont entre les institutions publiques et privées et les acteurs économiques de terrain, pour faciliter l’accès à l’information et au marché, et offre un espace d’échanges directs avec des experts et des décideurs clés.
Il s’agit également, selon la secrétaire exécutive du CN-ZLECAf, Fatoumata Fofana Boundy, de faire comprendre les règles du jeu de ce marché dès leur élaboration. Les jeunes entrepreneurs doivent connaître les filières porteuses qui émergent actuellement, les mécanismes de soutien à l’exportation, les préférences commerciales et les chaînes de valeur régionales.
« La Zone de libre-échange continentale africaine représente une opportunité à saisir par l’ensemble des acteurs économiques, notamment vous, les jeunes entrepreneurs. Vous ne pouvez pas attendre que toutes les conditions soient réunies pour vous positionner », a-t-elle conseillé.
Grâce à la mise en œuvre de la ZLECAf, les échanges commerciaux entre les pays africains, qui ne représentent actuellement que 15% du commerce total du continent, pourraient augmenter de plus de 50% dans les dix prochaines années, selon les projections. Au-delà de ces chiffres, les impacts attendus sont profondément transformatifs car plus de 15 millions d’emplois pourraient être créés à travers le continent et des dizaines de millions de personnes pourraient sortir de l’extrême pauvreté, a fait savoir Mme Boundy.
(AIP)
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