Abidjan, 23 nov 2025 (AIP)- Des acteurs de l’agroécologie se sont réunis du jeudi 20 au vendredi 21 novembre 2025 à Abidjan Cocody, pour un atelier national visant à coordonner leurs interventions et harmoniser leurs stratégies d’accompagnement des producteurs en Côte d’Ivoire.
Une vingtaine de participants – producteurs, consommateurs, organisations de la société civile, chercheurs, décideurs publics et structures engagées dans la transition agroécologique – ont partagé leurs expériences à l’initiative de l’INADES-Formation.
Représentant le directeur général de la Planification, des Statistiques et des Projets du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Grah Amélie Muriel a souligné l’importance de cette rencontre pour renforcer les compétences des acteurs et améliorer leurs pratiques.
« Ce partage d’expériences nous permettra d’apprendre les uns des autres, de renforcer nos capacités respectives et d’identifier ensemble les opportunités comme les défis à relever pour faire avancer l’agroécologie dans notre pays », a-t-elle indiqué lors de l’ouverture. Elle a encouragé les participants à poursuivre leurs efforts afin de contribuer au développement d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.
Pour la chargée de plaidoyer et de prospective à INADES-Formation, Manassé Nshimyimana, cet atelier constitue un espace essentiel de concertation destiné à renforcer la cohérence des actions menées sur le terrain.
Selon elle, il est indispensable de capitaliser les expériences réussies, de définir des orientations communes et de consolider les synergies pour accélérer la transition agroécologique en Côte d’Ivoire. Elle a invité les acteurs à maintenir ces dynamiques collaboratives au bénéfice des producteurs.
L’atelier s’inscrit dans un contexte mondial marqué par une forte inquiétude concernant l’usage des pesticides chimiques de synthèse. Le Rapport 2017 de l’ONU sur le droit à l’alimentation estime que ces produits seraient responsables de plus de 200 000 décès par an, dont 99 % surviennent dans les pays en développement. Face aux impacts sur la santé et l’environnement, de nombreuses organisations internationales promeuvent la transition agroécologique comme alternative durable.
(AIP)
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