Abidjan, 18 jan 2026 (AIP)-La direction générale des hydrocarbures (DGH) a procédé à la saisie de plus de 4.500 bouteilles de gaz et au démantèlement de plus de 20 machines illégales utilisées dans le cadre du transvasement frauduleux du gaz butane, samedi 17 janvier 2026 à Daloa.
Selon une note d’information transmise à l’AIP, cette opération coup de poing, conduite en collaboration avec l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale (UTC) et sous la supervision du directeur du suivi et de la réglementation des hydrocarbures, N’Zué Kouakou Médard, met en lumière l’ampleur d’un phénomène qui expose quotidiennement des populations à de graves dangers.
M.N’Zué a souligné que le transvasement illégal du gaz butane ne saurait être considéré comme une simple infraction administrative, mais constitue une menace directe pour les riverains, exposés à des risques majeurs d’incendie et d’explosion.
Dans des quartiers souvent densément peuplés, une seule étincelle peut suffire à provoquer un drame irréversible. Pourtant, a-t-il déploré, certains continuent d’agir comme si la sécurité collective pouvait être compromise sans conséquences.
Plus préoccupant encore, le directeur du suivi et de la réglementation des hydrocarbures a regretté que ce gaz, destiné à un usage strictement domestique, soit désormais détourné pour alimenter des véhicules de transport en commun ainsi que des véhicules privés, aussi bien à Daloa que dans de nombreuses autres villes du pays, notamment à Abidjan.
Cette pratique illégale, dangereuse et irresponsable alimente des circuits parallèles aux lourdes répercussions économiques et sécuritaires pour l’État.
Il s’est toutefois félicité des résultats enregistrés dans la lutte engagée depuis plus de trois ans sous l’impulsion du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Cette dynamique positive, a-t-il indiqué, est rendue possible grâce à l’implication croissante des citoyens. À cet égard, le numéro vert gratuit 1699, mis en place pour dénoncer toute activité suspecte, s’impose comme un outil essentiel dans cette traque permanente menée par les autorités.
La DGH appelle ainsi à une responsabilité collective accrue, exhortant chacun à faire preuve de vigilance, à signaler toute infraction et rappelant que toute personne interpellée dans le cadre de ces opérations s’exposera à la rigueur de la loi.
(AIP)
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