Bondoukou, 11 fév 2026 (AIP) – Un ensemble de matériels et d’intrants agricoles ont été remis à 23 Organisations professionnelles agricoles (OPA) de la région du Gontougo, lors d’une cérémonie mardi 11 février 2026 à Bondoukou dans le cadre du Projet d’urgence agricole de Côte d’Ivoire (PUA-CI).
Cette activité, présidée par le secrétaire général 2 de la préfecture de Bondoukou, Loan Constant, est initié par l’État ivoirien avec l’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA), pour soutenir les producteurs affectés par les effets de la COVID-19 et du changement climatique.
Dans son allocution, M. Loan Constant a salué « une initiative qui traduit la volonté constante du gouvernement de renforcer les capacités des producteurs, d’améliorer leurs conditions de travail et de promouvoir un développement rural durable ».
Il a exhorté les bénéficiaires à faire un usage responsable et rationnel des équipements mis à leur disposition, afin d’en garantir un impact durable sur les revenus et l’autonomie des organisations.
Au total, 28 tricycles ont été remis aux 23 OPA bénéficiaires, ainsi que trois tonnes de biofertilisants et 80 litres de bio- pesticides. Dix-huit (18) motoculteurs à 12 Organisations Professionnelles Agricoles des filières riz et maïs, ont été remis, également, afin d’accroître la productivité et de moderniser les pratiques culturales.
Selon le coordonnateur PUA-CI, N’Do Henri Joël, ces équipements permettront de faciliter l’acheminement des intrants vers les sites de production, de réduire les pertes post-récolte, d’améliorer l’accès aux marchés et d’alléger la pénibilité du travail.
Les biofertilisants et bio-pesticides visent, quant à eux, à accroître les rendements tout en préservant l’environnement. M. N’Do Joël a précisé que l’acquisition du matériel s’est faite à coût partagé, les bénéficiaires ayant contribué à hauteur de 20 %, afin de renforcer leur engagement et leur responsabilité dans la gestion des équipements.

N’Do Henri Joël, a rappelé le contexte de création du projet, né en 2020 à la suite des perturbations liées à la pandémie de COVID-19 qui avaient fortement impacté les chaînes d’approvisionnement en intrants agricoles et la mobilité des producteurs. Il a également évoqué les effets du changement climatique, notamment l’irrégularité des pluies, qui impose une adaptation des pratiques culturales.
Le projet, placé sous la tutelle du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, avec l’appui technique du ministère d’État, ministère de l’Agriculture et du Développement rural et des productions vivrières, ainsi que du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), intervient dans plusieurs filières, notamment le riz, le maïs, le maraîchage, l’élevage de petits ruminants, la pisciculture et l’aviculture traditionnelle.
Il cible environ 3 600 bénéficiaires directs dans les zones du Nord et de l’Ouest affectées par la crise sanitaire, avec un impact estimé à près de 294 000 personnes.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités et responsables techniques, notamment le directeur régional de l’Agriculture, du Développement rural et des productions vivrière du Gontougo, Coulibaly Lanciné, du représentant le MIRAH, Koné Yaya, responsable régional du PUA-CI, Bini Florent du Conseil régional du Gontougo, le secrétaire général de la Chambre d’agriculture, Ouattara Yacouba, ainsi que la conseillère technique régionale de Agence Nationale d’Appui au Développement Rural ( ANADER), Coulibaly Nado.
(AIP)
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