Abidjan, 15 avr 2026 (AIP) – Le Fonds africain de développement a approuvé un financement de 1,7 milliard de francs CFA destiné à renforcer la compétitivité du secteur privé dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, avec un accent particulier sur la préparation des entreprises aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine.
Décidé le jeudi 10 avril à Abidjan, ce don vise à lever les principaux obstacles qui freinent l’intégration des économies de l’Union au marché continental africain, notamment à travers l’amélioration des capacités des entreprises et l’harmonisation des stratégies nationales.
Le projet prévoit, à cet effet, l’organisation de concertations nationales avec les comités en charge de la mise en œuvre de la ZLECAf afin d’évaluer les progrès réalisés et de définir des mécanismes opérationnels adaptés. Un atelier régional viendra compléter ce dispositif pour établir un cadre commun de suivi, de facilitation des échanges et de responsabilisation des États membres.
Au centre de cette initiative, un accompagnement ciblé sera apporté à 80 petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel d’exportation, notamment celles dirigées par des femmes et des jeunes. Ces entreprises bénéficieront de formations sur les procédures d’exportation, l’accès au financement, le respect des normes, l’usage des technologies innovantes ainsi que les pratiques de production durable.
Selon le directeur général de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, Lamin Barrow, ce projet permettra de « renforcer la cohérence des stratégies nationales et de tirer parti des synergies régionales », tout en consolidant les instruments existants de promotion de l’intégration économique.
Les retombées attendues incluent une amélioration de la facilitation du commerce, une réduction des coûts des échanges et la création de nouvelles opportunités commerciales à moyen et long terme au profit des pays membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Au-delà du secteur privé, l’initiative bénéficiera également aux institutions publiques impliquées dans la mise en œuvre de la ZLECAf ainsi qu’à l’ensemble des populations de l’Union, estimées à plus de 147 millions d’habitants. Elle contribuera en outre à renforcer le rôle de la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA dans la représentation du secteur privé.
Le Groupe de la Banque africaine de développement, à travers ses différentes entités, poursuit ainsi son engagement en faveur de l’intégration régionale et du développement économique durable en Afrique. Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux.
(AIP)
kp

