Abidjan, 19 juin 2026 (AIP) – Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a condamné les violences survenues le 12 juin lors d’une manifestation à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), contre des projets de modifications constitutionnelles, ayant fait au moins un mort et 38 blessés, selon un communiqué publié jeudi 18 juin.
Dans sa déclaration, M. Türk a exprimé sa préoccupation face à ces incidents, indiquant qu’« au moins un manifestant a été tué et au moins 38 autres blessés, dont quatre dirigeants de l’opposition ». Il a rappelé que les autorités congolaises ont l’obligation de faciliter les rassemblements pacifiques et d’assurer la protection des participants, conformément au droit international des droits de l’homme.
Le Haut-Commissaire a également souligné que tout recours à la force par les forces de l’ordre doit rester exceptionnel et strictement encadré, en dernier ressort et dans le respect des principes de nécessité et de proportionnalité.
Tout en saluant l’annonce de l’ouverture d’une enquête par les autorités congolaises, Volker Türk a appelé à la conduite d’investigations « efficaces, indépendantes, transparentes et impartiales ». Il a également insisté sur la nécessité de traduire en justice toute personne reconnue coupable de violations des droits de l’homme, dans le respect des garanties d’un procès équitable.
Par ailleurs, il a exhorté les autorités de la RDC à garantir le plein exercice des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, dans un contexte marqué par les préparatifs des élections présidentielles et législatives prévues en 2028.
Dans la foulée de ces événements, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a adressé des correspondances officielles à plusieurs responsables politiques et institutionnels, dont des leaders de partis d’opposition et des représentants d’organisations religieuses, afin de recueillir des informations et éléments d’éclairage sur les faits survenus aux abords du Palais du Peuple à Kinshasa.
Ces démarches interviennent alors que persistent des divergences entre les autorités provinciales et l’opposition sur le bilan de la manifestation. Le gouvernement provincial de Kinshasa affirme qu’aucun décès n’a été enregistré, tandis que l’opposition évoque plusieurs morts, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels.
(AIP)
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